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Attaque mortuaire du MOC à Gao : La CMA, Barkhane et la MINUSMA seules coupables
Publié le lundi 23 janvier 2017  |  Infosept
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© Autre presse par DR
Cérémonie d’hommage aux victimes de l’attaque à Gao
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L’Accord pour la Paix et la Réconciliation signé à Bamako en grandes pompes et en deux phases en 2015, vient de subir le mercredi 18 janvier le plus grand revers qui menace sa survie. Les principaux artisans de sa signature qui sont également les acteurs de sa mise en œuvre ont fait l’objet d’attaque la plus sanglante de la part des terroristes affiliés à Al-Qaïda. Elle a été revendiquée par Al –Mourabitoune, l’une de ses branches les plus actives au Sahel. Cette attaque à la voiture piégée, dont le bilan provisoire fait état d’une centaine de morts, pose aujourd’hui la problématique de la non inclusivité de l’Accord qui exclut les interlocuteurs les plus belliqueux à savoir, les jihadistes. L’attaque interroge également l’opportunité de la présence de la MINUSMA et de Barkhane, qui auront brillé par leur absence le jour de l’attaque. Au regard du bilan très lourd et du mode opératoire des assaillants, l’idée d’une duplicité et d’une complicité coupables au sein du camp reste posée ? La CMA ne s’est-elle pas fait infiltrer par des éléments jihadistes d’Ansardine pour attaquer le MOC ? Les bataillons du MOC n’ont-ils pas été légers en sous-traitant toute leur sécurité ainsi que tous leurs renseignements à la MINUSMA et à Barkhane ? Après cette sanglante attaque ne doit-on pas interroger l’Accord pour la Paix et la réconciliation signé à Bamako ?

C’est avec une grande consternation que l’opinion nationale et internationale ont appris la barbare attaque à la voiture piégée survenue le mercredi 18 janvier 2017 contre le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination, (MOC), regroupant les Forces Armées et de Sécurité du Mali et les éléments de la CMA et de la Plateforme. C’est la première fois depuis le début de la crise malienne en 2012 qu’il y ait une attaque d’une telle envergure et avec un tel bilan au nez et à la barbe de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation au Mali, MINUSMA et des forces françaises Barkhane. Cette attaque, aux yeux du citoyen lambda pose aujourd’hui la question de la nécessité de la présence des troupes étrangères sur le sol malien. Sinon, comment comprendre que deux semaines avant l’attaque, le vol d’un véhicule du MOC n’ait suscité la prise d’aucune disposition supplémentaire de sécurité aux alentours du camp. Comment un véhicule suspect, fut-il peint aux couleurs du MOC, peut parcourir des centaines de mètres et se diriger vers le camp sans être signalé, ni être stoppé de quelque manière que ce soit ? Les deux BRDM de la MINUSMA qui assuraient la sécurité du camp auraient été absents le jour de l’attaque. Est-ce la preuve d’une complicité tacite de la MINUSMA avec les assaillants ? Quid des forces françaises Barkhane qui ont brillé elles aussi par leur absence au camp du MOC ce jour-là ? La CMA n’aurait-elle pas dans ses rangs des éléments du mouvement Ansardine de Iyad Ag Ghali qui se sont repentis et qui ont infiltré les troupes du MOC pour donner toutes les informations aux assaillants ? Pourquoi les FAMA, qui assurent la première responsabilité du MOC, ont-elles accepté de sous-traiter la sécurisation du camp et du contingent du MOC à la MINUSMA et à Barkhane ? En attendant de répondre à ces nombreuses questions, l’heure est au recueillement et à l’hommage du Peuple malien dans sa diversité à ses vaillants soldats morts pour la patrie. Il s’interroge aujourd’hui sur la nécessité de continuer à appliquer un Accord pour la Paix et la Réconciliation dont tout indique qu’il n’a pas été signé de bonne foi. Cet Accord non inclusif, non consensuel et difficile d’application ne ramènera point la paix escomptée au nord Mali. Pourquoi ne pas alors reprendre le dialogue et impliquer dans le processus, les « Jihadistes » qui semblent être les vrais détenteurs des réalités du terrain ? Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le blocage dans la mise en œuvre de l’Accord de Paix est dû à l’activisme des Jihadistes sous la houlette de l’intraitable, Iyad Ag Ghaly. La solution maliano-malienne reste à présent l’option envisageable.
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