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20 janvier : Un anniversaire dans le deuil
Publié le mardi 24 janvier 2017  |  Le Témoin
Commémoration
© aBamako.com par A S
Commémoration du 22 Septembre à Kati
Le Président de la République, SEM Ibrahim Boubacar KEITA a présidé le 22 Septembre 2016, les festivités de la fête de l`indépendance à Kati.
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Les colonnes djihadistes et autres, qui avaient pris le contrôle du septentrion malien, ont été en grande partie chassés à la suite d’une intervention internationale avec la France en première ligne de la vague anti-terroriste en 2013. Mais en l’absence de solution politique et de sincérité des acteurs concernés, les FAMAS, la force Barkhane et la Minusma peinent à prendre le relais et à enrayer les menaces d’instabilité causés par la violence asymétrique. A titre de rappel, le Mali aura été le théâtre d’environ 118 attaques terroristes pour la seule année écoulée (2016). La dernière, la plus meurtrière comme on le sait, a ciblé le camp militaire du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), la semaine dernière. Il s’agit d’un camp où sont logés les 600 combattants issus des rangs de la CMA, de la Plateforme (coalition pro-gouvernementale) ainsi que leurs encadreurs de l’armée nationale, qui se préparaient pour leur toute première expérience de patrouilles mixtes prévues dans l’Accord pour paix et de réconciliation issu du processus d’Alger signé le 15 juin entre l’Etat malien et les groupes armées. On déplore 77 morts officiellement déclarés, plus de 115 blessés et un important dégât matériel. L’attaque a été revendiquée par le groupe islamiste Al Mourabitoune, lié à Al-QAIDA et dirigé par un habitué de GAO, le terroriste Moctar Bel Moctar qui a longtemps cohabité avec les autres groupes terroristes (Mujao) dans la Cité des Askia pendant son occupation.

Le président de la République et chef suprême des armées du Mali, Ibrahim Boubacar Keita, depuis Gao où il s’est rendu au chevet des nombreux blessés et pour pleurer les dizaines de morts, a adressé un message à la fois rassurant et plein d’attente. L’occasion pour le commandant en chef de rappeler que «le 20 Janvier commémore la volonté de la République du Mali d’affirmer son attachement viscéral à son indépendance et à sa souveraineté et qu’il symbolise son engagement et sa détermination à mener le combat sur son sol et partout dans le monde de la liberté et des valeurs universelles de dignité et de solidarité. Et de remercier au passage les hommes dont la détermination et l’engagement ne lui paraissent point affectés par les moyens limités. Par la même occasion, le chef suprême des Armées a rappelé que le Mali n’a jamais hésité à se porter au secours des peuples épris de paix et de liberté. La barbarie ne vise qu’à entraver la marche en avant d’un Mali qui se met debout comme en atteste le Sommet Afrique-France. De passage, a-t -il souligné avant d’assener : «les commanditaires de cet assassinat croient ainsi pouvoir intimider notre peuple, démobiliser les acteurs de la paix, discréditer les efforts nationaux et internationaux pour la stabilisation de notre pays et le renforcement de sa cohésion ». Tout en exhortant les acteurs à s’atteler «sans calculs ni surenchères dans la consolidation de la paix et de la cohésion nationale au Mali», IBK a promis que le forfait, qu’il qualifie de crime odieux, ne restera pas impuni. Une enquête sera ouverte par les structures sécuritaires et judiciaires compétentes afin de situer les responsabilités et châtier les auteurs, a-t–il en s’inclinant devant la mémoire des victimes et en souhaité rompt rétablissement. Au demeurant, un deuil de 3 jours a été décrété pour la circonstance.



Autre mesure immédiate de portée significative : le chef de l’Etat a également annoncé la création d’une Fondation pour la Solidarité qui sera, entre autres, l’outil de gestion de la politique sociale en faveur des militaires, de leurs familles et de leurs ayant-droits, notamment pour l’accès à l’éducation, à la santé, au logement, la reconversion, entre autres. Car, aucun effort n’st de trop pour rendre aux FAMAS le sens de l’honneur, de la dignité et du sacrifice, ainsi que la fierté.

Malgré le deuil et la consternation, le 56 e anniversaire ne s’est pas déroulé en catimini. Il a été sanctionné un peu partout par des prises d’armes dans les différentes garnisons du pays. Un acte qui rehausse le moral des troupes pour continuer leur combat contre ceux qui veulent paralyser la marche de l’Accord pour la paix et de réconciliation par lequel le Mali devra retrouver son intégrité territoriale. De bon augure que l’attentat a été officiellement condamné par une large majorité des groupes armés présents au nord Mali.

Amidou KEITA

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