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Attaque Kamikaze contre le MOC à Gao : Comment le massacre a été planifié et mis en exécution
Publié le jeudi 26 janvier 2017  |  L'Officiel
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© AFP par STRINGER
Des soldats se rassemblent près d`un pickup après l`attaque kamikaze qui a ensanglanté un camp de Gao, au Mali, le 18 janvier 2017.
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Le mercredi 18 janvier 2017, le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC) basé à Gao, a été l’objet d’une attaque à la voiture piégée. L’attentat (terroriste) revendiqué par le mouvement Al Mourabitoune de Moctar Bel Moctar, a été un véritable carnage. Difficile de donner un bilan définitif à ce stade ; Mais aux dernières nouvelles, l’attaque a fait plus de 60 tués et une centaine de blessés dont certains sont dans un état très critique. Les victimes sont des éléments des forces armées maliennes et d’ex combattants des mouvements signataires de l’accord pour la paix et la réconciliation.
Aussitôt après la barbarie, le ministre de la Défense et des Anciens Combattants accompagné du président de la Commission Défense de l’Assemblée Nationale, s’est rendu, à Gao pour constater les dégâts. Le lendemain, le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta, choqué, s’est également rendu sur place. A Gao, le Président de la République, est venu avec un ton de fermeté, contre les ennemis qui cherchent, selon lui, à anéantir les efforts en cours pour la paix et la réconciliation entre les fils du pays. Lors d’une réunion qu’il a présidée, dans les locaux du gouvernorat, rencontre à laquelle ont assisté les autorités communales, administratives, les notabilités de Gao, les représentants de la jeunesse, le chef de l’Etat a promis une riposte proportionnelle à l’acte posé. «Ceux qui ont commis cet acte seront combattus et vaincus», a martelé le président IBK, qui a tenu à rassurer les populations quand à la volonté de l’Etat de tout mettre tout en œuvre pour renforcer leur sécurité.
Une négligence !
Selon plusieurs sources concordantes, c’est au bord d’un véhicule marqué des insignes du MOC, que le Kamikaze a réussi à s’introduire dans le camp, avant de faire exploser sa charge. Mais comment cela a-t-il pu arriver dans une ville où sont positionnées outre les forces armées maliennes, les forces étrangères : Barkhane, Minusma? Selon certaines sources généralement bien renseignées, le terroriste a bénéficié de circonstances favorables pour mettre son plan en exécution. La première chose qu’on peut relever c’est l’inefficacité (négligence ?) du contrôle des véhicules qui vont et viennent entre la ville et le camp du MOC où devaient démarrer les premières patrouilles mixtes regroupant, paritairement, 200 éléments de la Cma, de la Plateforme et des forces armées maliennes. Aussi, et pire, selon nos sources, le véhicule à la base de ce massacre, est entré dans la ville et était resté garé pendant deux jours non loin du camp, sans que personne n’ait eu le réflexe de s’y intéresser. Conséquence ? C’est ce véhicule bourré d’explosifs qui attendait simplement le moment idéal. Il nous est ainsi revenu que c’est après deux jours pendant lesquels le véhicule n’a attiré aucune curiosité, que le Kamikaze, a décidé de mettre a exécution son plan sordide. Il aurait ainsi profité d’une heure où les combattants étaient en regroupement, pour prendre le véhicule. Dans un premier temps, il va se garer juste devant la cuisine. Le terroriste ne quitte pas son véhicule et attend le moment idéal, c'est-à-dire, une forte présence des combattants. Quand l’occasion se créa, il n’a pas hésité. Il déclenche sa charge explosive, provoquant un carnage d’une rare gravité. En quelques minutes, le camp du MOC fut plongé dans un univers apocalyptique. Avec des corps déchiquetés et à peine identifiables jonchant le sol. Les blessés, pour la plupart, sont aussi dans une situation indescriptible. Voilà, comment, par notre propre négligence, nous avons encore, une fois, donné l’occasion aux forces obscurantistes de nous poignarder dans le dos.
Oumar Diamoye
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