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Après l’attentat de Gao: Remettre rapidement le MOC sur pied
Publié le jeudi 26 janvier 2017  |  Mali-Flash
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© AFP par STRINGER
Des soldats se rassemblent près d`un pickup après l`attaque kamikaze qui a ensanglanté un camp de Gao, au Mali, le 18 janvier 2017.
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Le 18 janvier dernier, à deux jours de la célébration de la fête de l’armée nationale, un attendant suicide a frappé le camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), basé à Gao. Le bilan est lourd, même très lourd. D’un bilan de 60 morts annoncé par le président de la République, on parle aujourd’hui de 77 victimes, voire 100. Ce qui est sûr, c’est qu’un mort dans les rangs de l’armée est un mort de trop.
Le Mali est endeuillée. La nation est en pleure. Des dignes fils du pays sont tombés les armes à la main. Leur seul tort, c’est de défendre le Mali contre les terroristes et les bandits armés. Le 18 janvier, très tôt dans la matinée, le camp du Mécanisme opérationnel de coordination qui regroupe en son sein les FAMa, les combattants des groupes armés (Plateforme et CMA), a été victime d’un attentat suicide à la voiture piégée. Le Bilan est très lourd. Dans la soirée, le président de la République, dans une adresse à la nation, a annoncé 60 morts. La force Barkhane présente à Gao nous apprend par la suite que le bilan serait beaucoup plus lourd et se chiffrerait à 77 morts. Les blessés sont plus d’une centaine. Une attaque qui vient saper les efforts des plus hautes autorités qui ont réussi avec brio à organiser le 27ème sommet Afrique-France à Bamako. N’ayant pas réussi à empêcher la tenue de ce sommet, les terroristes ont attendu l’après sommet pour se manifester et ce, de la plus lâche des manières. En attaquant les éléments du MOC en plein rassemblement. Il fallait donc s’attendre à un bilan aussi lourd. Si le groupe terroriste El Mourabitoune s’est empressé de revendiquer cet attentat, il faut toutefois l’analyser avec lucidité pour situer toutes les responsabilités. Car on le sait, les groupes terroristes sont friands de ce genre d’actes qu’ils n’hésitent pas à réclamer la paternité, même s’ils n’en sont pas les auteurs. Ce qui leur donne un certain poids et surtout suscite une certaine crainte. Selon plusieurs témoignages, le véhicule piégé à l’origine du carnage portait les insignes du MOC. C’est d’ailleurs pourquoi ce véhicule qui serait resté longtemps garé devant le camp n’a pas suscité de méfiance. Alors, comment ceux qui ont perpétré cet attentat ont pu se procurer ce véhicule ? Qui a intérêt à ce que le MOC ne fonctionne pas ? Voici quelques questions que vont certainement se poser les enquêteurs pour élucider les circonstances de ce drame et situer les responsabilités. Il faut le signaler, depuis 2012, début de la crise, les forces armées maliennes et les groupes armés ne s’étaient jamais mis ensemble.
Ce regroupement pour effectuer des patrouilles mixtes entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix issu du processus d’Alger. Si la mise en place du MOC est sur la table du Comité de suivi de l’Accord (CSA) depuis avril 2016, c’est seulement en début janvier 2017 que sa mise en œuvre a démarré. Car les éléments de la CMA, qui se sont longtemps fait désirer, ont décidé de rejoindre le camp de regroupement le 06 janvier. Cette unité d’action qui devait être enclenchée était sans nul doute les prémices du retour à la paix. Il est évident que si les uns et les autres parviennent à mener à bien cette mission régalienne de sécurisation du territoire, l’on s’achemine vers le retour des réfugiés et la mise en œuvre des opérations du Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) et des autres composantes de l’accord pour la paix. La mise en œuvre de ces composantes signifierait que le Mali a retrouvé sa paix et un allègement significatif des forces de la Minusma et de Barkhane pourra ainsi démarrer. Hélas ! Ce moment a été choisi par les ennemis de la paix pour toucher le moral des troupes.
IBK remobilise les troupes
En véritable chef suprême des armés, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta s’est rendu, le lendemain, à Gao pour remobiliser les troupes, leur dire qu’ils ont l’accompagnement des plus hautes autorités pour traquer et mettre hors d’état de nuire ceux qui sont à la base de ce massacre. Mais avant, il a décrété trois jours de deuil national. Cette présence du président de la République a été bien accueillie dans les casernes et par l’opinion nationale. Les mots prononcés par le chef de l’Etat donnent espoir. Mais, au delà de cette présence, de l’enquête qui sera ouverte, des mots touchants et engagés, les populations estiment qu’il est temps de passer aux actes. Mais avant, l’enjeu majeur est de reconstituer le MOC et au plus vite, ne pas donner raison à ceux qui veulent maintenir le Mali dans un bourbier. C’est par cette capacité que le Mali démontrera sa volonté d’aller de l’avant et ce, malgré les obstacles qui se dressent sur son long chemin menant à la paix.
Molo
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