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Mise en œuvre de l’accord pour la paix : La classe politique désormais unanime
Publié le vendredi 27 janvier 2017  |  L'Observatoire
Rassemblement
© aBamako.com par Momo
Rassemblement citoyen des partis politiques contre le terrorisme
Bamako, le 21 janvier 2017 les partis politiques de la majorité et de l`opposition ont ont organisé un rassemblement au monument de la paix pour soutenir les FAMAS
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Par son sit-in du samedi au monument de la Paix et sa visite rendue aux blessés du MOC dans les hôpitaux de Bamako, la classe politique malienne affiche désormais son unanimité autour de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu de processus d’Alger.




Depuis le paraphe, puis la signature totale du document portant l’Accord de Paix et de Réconciliation nationale issu du processus d’Alger, la classe politique malienne était divisée. Une division qui naît du fait que les acteurs politiques de l’opposition dénoncent la non-exclusivité dudit accord et certains de ses articles qu’ils estiment porter en leurs seins les germes de la partition du pays. Les insuffisances relevées par Tiébilé Dramé et ses amis de l’opposition ont créé de véritables tollés à l’époque, au point qu’une autre crise était même en passe de naître au Sud. Mais, la majorité présidentielle a vite compris qu’il faut aller vite à la paix, en mettant le document en œuvre.
En effet, chaque fois qu’un attentat se produit, la première institution de la République qu’incarne le Président Ibrahim Boubacar Kéïta devient la cible privilégiée des leaders des partis politiques de l’opposition dont le Chef de file est l’Honorable Soumaïla Cissé. Des événements de mai 2014 aux différentes attaques de Nampala, de Téninkou, Kadiolo,…, jusqu’à la venue des Responsables des groupes armés dans le cadre du Comité de Suivi de l’Accord, en passant par la libération de certains terroristes arrêtés et la levée des mandats d’arrêts décernés contre d’autres, l’opposition n’a jamais manqué de diatribes, au point de qualifier la gouvernance IBK de celle de la «promotion de l’impunité».
«Il fait peu de cas de la justice, des victimes et de leurs familles, et encourage l’impunité, autre marque de fabrique de sa gouvernance », avaient accusé les FARE, le PARENA, le PDES, le PIDS, le PS, le PSP, le PVRM, l’URD… dans un communiqué relatif à la libération des terroristes. C’était en décembre 2014.

Lâchage du lest
Une chose est de critiquer et une autre de reconnaître qu’aucun Accord de paix n’est totalement parfait sous nos cieux. La mise en œuvre de cet accord vaut mieux que rien ; car, la paix n’a pas de prix. Les concessions faites par la partie malienne ne valent que ce prix.
Ne pouvant plus s’obstiner de jeter de l’huile dans feu chaque fois que des événements douloureux arrachent la vie à nos forces armées et à la Population, l’opposition a commencé à comprendre et a finalement lâché du lest. Tout comme cela a été le cas, les 21 et 24 janvier derniers, à la suite des attaques terroristes à la voiture piégée contre le camp du Mécanisme Opérationnel de Coordination (MOC), à Gao. Trois jours après le sit-in de dénonciation de cette attaque sanglante, organisé au Monument de la Paix à Bamako, l’opposition dite démocratique et républicaine et les partis politiques de la majorité présidentielle ont été au chevet des blessés évacués sur certains hôpitaux de Bamako.
Dr Bocary Tréta du RPM, Pr Younouss Hamèye Dicko du RDS, l’Honorable Soumaïla Cissé de l’URD, Tiébilé Dramé du PARENA et autres, accompagnés des Ministres en charge de la Santé, Mme Marie Madeleine Togo ; de la Solidarité, Hamadoun Konaté, et de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, ont tous sillonné, ce mardi 24 janvier, Gabriel Touré, l’Hôpital du Mali, l’Hôpital de Kati et le Centre national d’Odontostomatologie.
Un revirement symbolisant l’unanimité
En tenant le sit-in, en dénonçant les attaques contre le MOC et en visitant les blessés aux côtés de la majorité présidentielle, et en émettant le vœu de voir le gouvernement poser «d’autres actes allant dans le sens de l’apaisement de la situation sociopolitique du pays», l’opposition a rompu avec sa position traditionnellement radicaliste à l’égard de tout acte que posent les autorités maliennes, concernant, principalement, la mise en œuvre de l’Accord de paix et de réconciliation nationale. C’est un acte franchement symbolique de la classe politique, devenue de plus en plus responsable, qui a su surmonter ses divergences pour placer le Mali au-dessus de tout.
Ce changement d’attitudes de l’opposition face aux grands défis est non seulement salutaire ; mais également un signe d’unanimité de la majorité et de l’opposition autour de l’Accord pour la paix et la réconciliation et d’apaisement dans l’intérêt supérieur du Mali.
Cyril ADOHOUN
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