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Le consensus politique résiste à l’intervention militaire au Mali
Publié le mercredi 27 fevrier 2013  |  AFP


© Autre presse par DR
Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault


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PARIS, Le consensus politique sur l'intervention
militaire française au Mali résiste, un mois et demi après le début de
l'opération contre les islamistes armés, le gouvernement, comme la majorité et
l'opposition, soulignant désormais l'importance de stabiliser le pays.
"L'engagement de la communauté internationale était nécessaire pour gagner
ce combat contre les groupes terroristes", a affirmé mercredi à l'Assemblée
nationale le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, lors du débat sur la
reconstruction et le développement du Mali après les opérations militaires.
Cet engagement "sera tout aussi déterminant pour la phase de stabilisation
qui va s'ouvrir et que nous préparons déjà", a poursuivi le chef du
gouvernement, qui a appelé la communauté internationale à se mobiliser.
M. Ayrault a par ailleurs affirmé que "tout sera fait" pour obtenir la
libération des sept otages français enlevés le 18 février au Cameroun par le
groupe nigérian Boko Haram, ainsi que des autres Français otages au Sahel.
Il a réaffirmé la "détermination totale" de la France à restaurer
l'intégrité du Mali et s'est déclaré "ni surpris, ni étonné de la
détermination" des groupes islamistes contre lesquels de "rudes combats" se
poursuivent, notamment dans le nord-est du pays.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a affirmé la nécessité
"absolue" que le processus électoral mis en place par les autorités maliennes
puisse avoir lieu, pour permettre la stabilisation du pays.
La date des élections, présidentielle puis législatives en juillet, "doit
être absolument respectée", a martelé le chef de la diplomatie. Au delà de
cette date, la saison des pluies compliquerait ensuite considérablement les
opérations électorales, a-t-il notamment fait valoir.
Evoquant le dialogue entre les forces politiques maliennes qui se met en
place, M. Fabius a notamment souligné que "le drapeau malien doit pouvoir
flotter partout", sur l'ensemble du territoire, excluant ainsi tout mouvement
séparatiste, notamment parmi la minorité touareg.
Selon le gouvernement, la durée de l'opération française passe notamment
par la transformation de la mission de la Misma, la force des pays africains,
actuellement d'environ 3.500 hommes, en "opération de maintien de la paix"
sous mandat de l'ONU. Le Conseil de sécurité devrait adopter une motion en ce
sens "dans les prochaines semaines", pour permettre cette évolution avant
l'été, a souligné le Premier ministre.
"Le succès dans la durée de ce qui a été entrepris au Mali exige aussi un
action résolue dans les domaines politique et économique", a encore affirmé M.
Ayrault, en soulignant qu'il revenait d'abord aux Maliens eux-mêmes de recréer
"un cadre politique permettant à toutes les composantes du pays de refonder un
socle démocratique indispensable à une paix durable".
Le gouvernement s'est félicité du consensus autour de l'opération militaire
engagée le 11 janvier qui a permis aux forces françaises et africaines de
chasser les islamistes armés de l'essentiel des localités du nord du Mali.
Plusieurs orateurs ont toutefois mis en garde contre toute précipitation à
préparer les suites de l'intervention militaire avant d'avoir réellement
sécurisé le territoire.
L'UMP Bernard Deflesselles s'est inquiété de "l'isolement de la France"
dans cette opération, tout en renouvelant le "soutien sans faille" de son
groupe.
Et pour le socialiste Pouria Amirshahi, la France "doit maintenant prendre
la tête d'une coalition internationale pour la reconstruction" du Mali.
dch/sm/ei

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