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Assurance maladie obligatoire : Le chantier de la modernisation
Publié le mercredi 15 fevrier 2017  |  L’Essor
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«A bon vin, point d’enseigne ». La maxime sied comme un gant à l’Assurance maladie obligatoire (AMO) dont la mise en œuvre se poursuit dans la plus grande sérénité. Rarement, il a été autant question de satisfaction et de soulagement, en parlant d’un régime de protection sociale, notamment la prise en charge du risque malade. Sans doute parce que les médicaments, analyses biomédicales et autres examens radiographiques, n’étaient pas forcément accessibles pour le Malien moyen dont le portefeuille est pressuré par la conjoncture économique.
L’Assurance maladie obligatoire (AMO) apporte donc une réelle bouffée d’oxygène dans la prise en charge des pathologies dans notre pays. La Caisse nationale d’assurance maladie (CANAM), en charge de sa mise en œuvre, a tenu lundi dans les locaux du Conseil national du patronat, la 14è session de son conseil d’administration. La cérémonie d’ouverture, présidée par le président sortant du conseil d’administration, Cheick Oumar Dia, s’est déroulée en présence du directeur général de la caisse, Luc Togo et du nouveau président du conseil d’administration, le Pr Mamady Kané et de la quasi totalité des administrateurs.
L’ordre du jour portait sur l’examen et l’adoption du procès-verbal et l’état de mise en œuvre des recommandations de la précédente session et l’examen du programme d’activités de cette année. Ils se sont aussi prononcés sur le projet de budget de l’exercice entamé. Ils ont globalement apprécié les efforts d’innovation, notamment la migration vers un système intégré ultra moderne et le souci d’efficacité des responsables de la caisse, de toujours répondre aux aspirations des assurés. L’AMO a été une alternative heureuse dans la prise en charge du risque maladie chez les fonctionnaires et autres travailleurs régis par le code du travail. Aujourd’hui, ce régime de protection sociale donne de réelles satisfactions.
Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les commentaires et suggestions des assurés et responsables des structures de prestation de soins.
L’administration de la caisse, qui a l’obligation de rester dans cette dynamique de progrès, s’attache à répondre aux exigences de couverture universelle et de qualité de soins. Elle multiplie les actions et les initiatives d’amélioration de la gestion du régime et n’a pas hésité une seconde à prendre le tournant de la modernisation. Pour l’exercice écoulé, la CANAM a continué l’immatriculation des assurés, la production et distribution de récépissés et cartes d’assurés. Mue par une volonté de rendre géographiquement plus accessible les soins de santé, la caisse a signé des conventions avec de nouveaux prestataires de soins. Elle a aussi initié des campagnes d’information et de sensibilisation des travailleurs enrôlés à l’AMO.
Pour Cheick Oumar Dia, le programme d’activités de l’exercice en cours est axé essentiellement sur la poursuite de la mise en œuvre du système intégré d’identification biométrique de type web services, le renforcement des opérations d’immatriculation par l’intensification de la campagne d’enrôlement de proximité ainsi que l’amélioration de l’accès aux soins. Le président sortant a également relevé que la mise en place d’un dispositif de lutte contre la fraude, la réduction des délais de paiement des prestataires, à travers la mise en place d’un réseau d’interconnexion entre les professionnels de la santé et les organismes gestionnaires délégués (OGD) et la dématérialisation progressive des feuilles de soins, figurent en bonne place dans les activités de 2017. Quant au directeur général de la CANAM, il a rappelé que la session adoptera un budget qui permettra à la caisse de déployer l’ensemble de ses activités. Il a aussi souligné qu’il y a environ 1 100 000 personnes qui sont régulièrement immatriculées.
Par ailleurs, le patron de la caisse a évoqué la migration de sa structure vers un nouveau logiciel qui donne plus d’assurance et plus d’efficacité dans la gestion. Il a également expliqué que sa structure a consacré plus de 23 milliards à la prise en charge des remboursements. Pour l’exercice entamé, le projet de budget de la caisse est équilibré en recettes et en dépenses à un peu plus de 53 milliards de Fcfa contre un peu plus de 42 milliards en 2016, soit une augmentation sensible de plus de près de 26%.
Si le régime d’assurance maladie a connu, à ses débuts, des agitations, on ne peut nullement nier l’évidence qu’il est en train d’aller au-delà des espérances. Parce que là où ses détracteurs attendaient un échec, ils ont été surtout surpris par l’intérêt suscité par l’AMO et les progrès accomplis dans sa mise en œuvre. Bon vent AMO !

B. DOUMBIA
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L’Essor N° 17187 du 17/5/2012

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