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Journée internationale de la femme : Célébration du leadership féminin
Publié le mercredi 8 mars 2017  |  L’Essor
Journée
© aBamako.com par A S
Journée de réflexion sur l`autonomisation économique de la femme
Bamako, le 07 mars 2017 la Première Dame Mme Keïta Aminata a reçu le prix de leadership féminin en prelude de la Journée internationales de la femme
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Le groupe AllAfrica a magnifié l’exemple des femmes qui se sont distinguées dans leurs domaines d’activité. La cérémonie était placée sous la présidence de l’épouse du chef de l’Etat, Mme Keita Aminata Maiga

Dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale de la femme, le groupe AllAfrica Global Média a décidé de magnifier la femme au cours de sa traditionnelle journée de réflexion, délocalisée cette année dans notre capitale.
La rencontre était présidée hier, à l’hôtel Laïco Amitié, par l’épouse du président de la République, Mme Keita Aminata Maiga, en présence du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Sangaré Oumou Ba. On y notait également la présence de l’envoyée spéciale de la présidente de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité, Mme Bineta Diop, du représentant d’Onu Femmes dans notre pays, Dr Maxime Houinato et de la directrice régionale de AllAfrica, Mme Sy Mariam Ba.
Le thème de la journée : « autonomisation économique des femmes et accès à l’éducation des filles : vecteurs de l’émergence » est en rapport avec la place centrale des femmes dans l’agenda post 2015, notamment les objectifs de développement durable à l’horizon 2030. Il s’agit donc d’engager la réflexion sur une préoccupation essentielle qui peut sortir la femme de la précarité et de faire des propositions intéressantes dans ce sens.
La journée a également été l’occasion de décerner des prix AllAfrica leadership féminin 2017. Ce prix est allé à cinq femmes du continent africain qui se sont distinguées dans leurs secteurs d’activité. Les lauréates sont Mme Zineb El Adaoui, wali de la Région de Souss Massa et gouverneure d’Agadir (Maroc), Dr Awa Mbow Kane, diabétologue et endocrinologue, présidente de l’Action citoyenne pour la santé (Sénégal), Mme Maiga Bineta Yatassaye, économiste, présidente du conseil d’administration AGEROUTE (Mali), Mme Irié Lou Collette, présidente de la Fédération nationale des commerçantes du vivrier (Côte d’Ivoire) et Mme Faty Niang, présidente de Black Spoon, 1er Food Truck Africain (France). En plus, le prix d’honneur du groupe AllAfrica Global Média a été décerné à la Première dame.
La directrice régionale de AllAfrica a indiqué qu’après les deux premières éditions tenues à Dakar, le groupe a délocalisé, pour la première fois, la célébration de la Journée internationale de la femme dans notre capitale. Ce choix se justifie donc par la bonne réputation des Maliennes. « C’est à l’image des femmes du village de Massantola qui, à travers leur projet de jardinage, sont citées en exemple dans la lutte contre les changements climatiques », a précisé Mme Sy Mariam Ba. C’est parce que le groupe AllAfrica est convaincu que pour parvenir au développement de l’Afrique, il faut placer les femmes au cœur de tout dispositif, qu’il a choisi le présent thème, a renchéri la directrice régionale. D’après elle, le dynamisme et la contribution des femmes du Mali dans le développement de leur pays doivent servir d’exemple au reste du continent. Elle a soutenu aussi que l’augmentation des revenus des femmes et leur contrôle accru sur les dépenses familiales peuvent se traduire par des améliorations, en termes de nutrition, de santé et d’éducation des enfants. Ceci peut contribuer à briser le cycle de la pauvreté et sa transmission intergénérationnelle, a fait remarquer la patronne de AllAfrica.
Il ressort des analyses et commentaires que l’autonomisation des femmes est un impératif mondial. Les progrès importants ont été enregistrés dans la promotion de l’égalité des genres mais il y a la nécessité de s’attaquer aux barrières structurelles pour une inclusion entière dans les activités.
A ce propos, le Dr Maxime Houinato pense que l’autonomisation des femmes implique un certain de nombre de facteurs. « Il s’agit de la dignité, du devoir de la femme sur son corps, de la participation à la décision économique », a-t-il détaillé. Pour lui, l’autonomisation économique des femmes n’est pas possible si elles n’ont pas accès aux opportunités. Il est important qu’elles participent à la prise de décision politique et économique au niveau du village, de la communauté mais aussi de la nation.
Par ailleurs, il a estimé que le secteur privé à un rôle essentiel. Sur la question de l’éducation, il a versé dans le débat un avis nettement tranché. Pour lui, il faut nécessairement le déblocage des mentalités.
Pour le ministre Mme Sangaré Oumou Ba, parvenir à l’autonomisation économique des femmes passe par un ensemble de paquets qui repose sur l’éducation de qualité et la formation. «Ce qui sera favorisé par un environnement ou la pauvreté n’aurait plus sa place et la faim éradiquée », a-t-elle soutenu.
Quant à la Première dame, elle a vivement salué cette initiative qui offre un cadre de réflexion sur les questions de promotion de la femme par une autonomisation économique ainsi que l’accès à l’école de la jeune fille. Elle offre aussi un cadre de discussions entre les femmes leaders exemplaires et les jeunes adolescentes.
Aminata Maïga a aussi précisé que l’atteinte des objectifs pour le développement durable passe inévitablement par une autonomisation de la femme et la scolarisation des filles. Ce qui est le vecteur d’un équilibre économique et social. « Si la femme est dotée de ressources nécessaires, elle est prête à améliorer la qualité de sa vie », a estimé l’épouse du chef de l’État. Par ailleurs, Mme Keita Aminata Maïga a souligné que l’éducation joue un rôle clé dans les progrès pour atteindre l’égalité des sexes. Elle permet non seulement d’émanciper les filles mais aussi de leur apporter les compétences nécessaires avant de noter que l’éducation de la fille est donc un droit humain fondamental et une exigence pour le développement harmonieux de nos pays.
Pour l’épouse du président Keita, la femme et les filles sont les leviers de la croissance économique. « Répondre à leurs préoccupations, c’est créer la force dynamique d’une Afrique émergente sur la scène mondiale », a-t-elle conclu.

F. NAPHO
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