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Cercle de Kati: La SIFMA fait main basse sur les terres des populations de Wadougou Sikoro
Publié le jeudi 9 mars 2017  |  Nouveau Réveil
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Après ses échecs cuisants dans des affaires de « spéculation foncière» dans lesquelles, elle a été, purement et simplement, déboutée, la Société Immobilière et Foncière du Mali (SIFMA-SA), avec à sa tête le PDG Mamadou Guédjouma Coulibaly, alias « galaxy », est à nouveau, au cœur d’un scandale foncier : En l’absence d’une décision de justice, elle tente de dépouiller les habitants de l’arrondissement de Wadougou Sikoro dans le cercle de Kati de leurs titres, régulièrement délivré par l’ex Préfet de Kati, Ibrahima Sylla.
L’homme est puissant. Trop puissant. Il peut spolier, sans décision de justice ni indemnités, les populations des communes rurales de Kati. Il tient les forces de l’ordre par les cordons de la bourse. Et la justice, par le chéquier. Ses désirs sont, partout, des ordres. Décidément, Mamadou Guédjouma Coulibaly, le tout-puissant patron de la SIFMA, puisse que c’est de lui qu’il s’agit, a raison sur tout. Et sur tout le monde.
La méthode « Mamadou Guédjouma » est infaillible. Des années après, elle continue de faire recette dans notre pays où, l’État de Droit a cessé d’être un vain mot.
Les spoliations arbitraires, sans droits ni indemnités, se poursuivent à la SIFMA. Sans que Mamadou Guédjouma Coulibaly ne puisse s’attirer les foudres des autorités maliennes. Malgré les décisions de justice en sa défaveur. Partout, c’est le silence coupable.
Des spoliations sans droits
La dernière spoliation de la SIFMA, concerne une centaine de personnalité ayant obtenues auprès de l’ancien Préfet de Kati, des transferts de lots à usage d’habitation, sise à Wadougou Sikoro. Ces transferts ont été réalisés, à la suite du morcellement d’une ferme par les héritiers de Dialan dit Sidi Niaré, détenant les papiers depuis plus d’une dizaine d’année.
Muni de ce titre de transfert de propriété (tous objet de lettre d’attribution) signé par l’ex préfet de Kati Ibrahima Sylla, les bénéficiaires ont entamé des travaux sur leurs parcelles. Mais leur surprise fut grande. Car, selon eux, la SIFMA s’est permise, sans titre ni droit, d’ordonner l’arrêt de tous les travaux sur les lieux. Pire, depuis le 22 Août dernier, elle a entrepris des travaux de voirie sur les parcelles tout en démolissant toutes les réalisations, sans décision de justice, encore moins en présence d’un huissier de justice.
Pour les bénéficiaires des lots, cet agissement illégal de la SIFMA est de nature à leur causer des préjudices graves qui méritent réparation. Du coup, ils ont commis un huissier qui a fait un constat.
Après des échauffourées, la SIFMA soutenue par le fils du chef de village de Wadougou Sikoro, Ahmed Béhan dit Baba Niaré, a entamé une procédure en justice contre des habitants de la localité. Et avec la complicité du juge Hamed Sékou Gadjigo, le PDG de la SIFMA Mamadou Guédjouma Coulibaly, alias « galaxie », arrive à mettre sous les verrous 6 villageois qui ont tous payé la somme de 2 millions FCFA de caution pour bénéficier une liberté provisoire.
La suite à donner à cette affaire a fini en eau de boudin. Les autorités maliennes appelées à la rescousse, préfèrent garder la tête sous l’eau. Au motif que le PDG de cette société immobilière verse des liasses dans leurs escarcelles. Toutes les portes semblent être verrouillées par le tout-puissant patron de la SIFMA, à coups de «feuilles».
À en croire le PDG de la SIFMA-SA, la démarche pour obtenir ses titres a débuté en 2003 et le processus avait été retardé avec la suspension du foncier en 2004 pour aboutir en 2006. Il ajoute : « constatant depuis cette date l’occupation illicite de nos sites dédiés à l’extension des logements sociaux à Rokiaville à Kati, la Sifma, par le biais de son directeur, avait écrit à l’époque au préfet impliqué pour lui demander l’annulation pure et simple des bulletins vierges sur ses titres fonciers dûment obtenus en 2006. En vain ».
S’agissant de la destruction des réalisations, sans autorisation, le PDG de la SIFMA Mamadou Guédjouma Coulibaly déclare que l’opération de démolition découle d’une décision de justice. Sans brandir de preuve il explique : « les occupants, animés par la volonté de vaincre la Sifma, avaient fait appel à la section administrative de la Cour suprême qui, le 19 août 2016, les a débouté en donnant raison de nouveau à la SIFMA. Cette opération est survenue après plusieurs injonctions de déguerpir les lieux par le biais d’un huissier aux occupants des titres fonciers n°11218 à 11226 et 10124 à 10126 obtenus en 2006 à Wadougou Sikoro et Sirakoro Dougoufing ». Avant de poursuivre : « Malgré ces décisions de justice, Youssouf Coulibaly et le policier Samba Sissoko avaient multiplié les manœuvres pour inciter les uns et les autres à construire sur les lieux. Aujourd’hui, ces individus sont la cible d’une plainte formulée par la Sifma-SA pour avoir incité la population à la violence le 21 févier dernier qui a occasionné des dégâts matériels au compte de la Sifma-SA. Une pelle de plusieurs millions de francs CFA a été brûlée dans les émeutes ».
Mais pour les occupants du site, la SIFMA tente de noyer le poisson dans l’eau en tentant de corrompre. « Elle a même réussi à dissuader certaines occupants du site en leur promettant des dédommagements », rassurent-ils.
Les autorités maliennes clochardisées par le PDG de la SIFMA
Plus d’une centaine de personnes se trouvent dans la ligne de mire du patron de la société immobilière et foncière du Mali, Mamadou Guédjouma Coulibaly. Comme si cela ne suffisait pas, des menaces de sa part, fusent à l’endroit des populations de Wadougou Sikoro. Sans discontinuer.
En colère, des déguerpis ont jugé nécessaire de jouer leur partition : porter l’affaire devant le tribunal. Mais c’était, sans connaître le laxisme de nos autorités.
Face à ces multiples violations des droits des populations rurales de Kati, Mamadou Guédjouma Coulibaly se la coule douce ; « Ne vous fatiguez pas. On est au Mali ! », Lancerait-il aux occupants du site de Wadougou Sikoro. Avant de conclure, mine de rien : « vous pouvez aller vous plaindre là où vous voulez ; aucun responsable au niveau des autorités maliennes ne vous donnera raison, contre moi ! ».
C’est d’ailleurs ce qui explique l’obstination du PDG de la SIFMA à poursuivre la démolition des réalisations, à l’absence d’une décision de justice.
De toute évidence, Mamadou Guédjouma Coulibaly sait de quoi il parle. Et les exemples sont légions.
Jusqu’à présent, il continu de spolier les populations rurales de leurs terres. Mais aussi, ne jure que par tout démolir sur son passage, sans droit. Depuis, les populations rurales du cercle de Kati sont spolié de leurs terres.
Alors question : le PDG de la SIFMA, Mamadou Guédjouma Coulibaly peut-il continuer à défier les lois de la république, en toute impunité ?
Nous y reviendrons !
Jean Pierre James
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