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Terrorisme, le Burkina interdit la circulation nocturne à ses frontières avec le Mali
Publié le jeudi 9 mars 2017  |  Studio Tamani
Activités
© aBamako.com par SA
Activités du premier ministre: Diango Cissoko rencontre les troupes nigérianes au Mali.
Mardi 09 avril 2013. Banamba. le premier ministre, Diango Cissoko s’est réjoui du bon climat qui règne entre les soldats nigérians et les populations de Banamba au cours d`une visite au contingent.
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Le Burkina Faso, victime récemment de plusieurs attaques jihadistes dans le nord de son territoire, a interdit la circulation nocturne de tout véhicule sur la bande frontalière avec le Mali. Cette nouvelle mesure a été annoncée par le gouverneur de la zone, le colonel Hyacinthe Yoda.

La circulation des véhicules à quatre roues, des motos à deux-roues, des triporteurs et des vélos est formellement interdite tous les jours de 17H00 à 06H00 du matin. Ce dispositif est applicable dans la bande frontalière comprise entre la frontière du Mali au nord et la ligne délimitée par les localités de Baraboulé, Nassoumbou, Koutoukou, Déou, Oursy, Markoye.
L'une de ces localités, Nassoumbou a été le théâtre en décembre d'un raid meurtrier revendiqué par le groupe Ansarul Islam, qui a coûté la vie à 12 soldats burkinabés et traumatisé le pays. Cette restriction, selon les autorités burbinabè, "s'applique également à l'intérieur des villes et villages situés dans cette même bande". Seules les ambulances munies de laissez-passer pourront circuler.
La population vit dans une tension permanente, les jihadistes ayant déjà tué des personnes collaborant avec les autorités. Le nord du Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est le théâtre d'attaques jihadistes depuis le premier trimestre 2015. Les assaillants arrivent souvent en moto en provenance du Mali, qu'ils regagnent aussitôt l'attaque terminée.
Les autorités locales de Dinagourou, commune frontalière du Burkina Faso « saluent » cette nouvelle mesure de sécurité prise par le pays voisin. Toutefois, elles demandent un assouplissement sur le plan de la santé où les populations des deux pays ont besoin de se soigner de part et d'autre.
Mamadou Goro, maire de la Commune rurale de Dinangourou est joint au téléphone par Ousmane Dicko :
« En ce qui concerne la nouvelle réglementation, je peux dire que si réellement c'est dans le cadre de la sécurité, si c'est vraiment pour empêcher les djihadistes de commettre des dégâts, c'est une bonne chose. Mais, il faudrait que dans le domaine sanitaire, il y ait un peu d'assouplissement. Il faut des mesures conservatoires dans le domaine de la santé. S'il y a des malades qui peuvent venir du Burkina ou qui peuvent aller au Burkina pour se faire soigner, que cela puisse se faire sans restriction. Comme c'est une nouvelle loi, on ne peut pas interférer dans la loi d'un autre pays. On est tenu de respecter la loi du pays. L'appel que je peux lancer c'est respecter la nouvelle législation du Burkina Faso, je demande à tous de ne pas violer la nouvelle disposition que le Burkina vient de prendre. »
Pour certains analystes, cette décision prise par les autorités du Burkina pourrait aider à lutter contre le terrorisme transfrontalier, mais peut aussi mettre en mal l'économie au niveau de la zone. Selon Souleymane Drabo, éditorialiste au quotidien national « L'essor », des dispositions doivent être prises au niveau des États-majors pour coordonner la lutte contre les groupes armés qui sévissent dans la zone. Il est joint par Idrissa Sako :
«Je pense que ça devrait aider puisse que nous-mêmes, au Mali, avons pris des mesures similaires après des événements des affrontements inter communautaires de Ké-Macina. Il y a eu un communiqué du chef d'état-major des armées qui interdisait la circulation des motos dans la zone. Donc, c'est une mesure de sécurité, je pense basique, mais, assez extrême qui met à mal l'économie de la zone. C'est une zone frontalière qui est assez difficile, je pense, d'accès compliqué où la circulation doit être compliquée, où l'armée doit avoir du mal à se déployer pour contrôler l'espace. Donc, je suppose qu'au niveau des chefs d'état-major, des dispositions ont été prises non seulement pour coordonner la lutte contre les groupes terroristes qui sèment la terreur dans le secteur, mais aussi pour communiquer sur les droits de circuler. »

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