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Situation dramatique du pays : IBK victime du mauvais casting de ses hommes
Publié le mercredi 22 mars 2017  |  Le Démocrate
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© aBamako.com par A.S
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Ibrahim Boubacar Keita a été porté à la magistrature suprême du pays avec plus de 77% des voix. Héritier d’un pays en situation extrêmement difficile, IBK en quatre ans de gestion du pouvoir n’a pas malheureusement pu faire sortir le Mali du gouffre. Son échec est, semble-t-il, venu du choix de ses hommes.

Le Mali est sur une poudrière. Le pays est paralysé suite aux multiples grèves. L’Exécutif sensé donner un souffle nouveau à l’Administration est périmé. Plusieurs ministres ont démontré à suffisance leur incapacité notoire à gérer leur département. Selon des indiscrétions, le président IBK est entouré par des personnes animées de très mauvaises volontés et qui n’ont autre souci que leur tube digestif. Du coup, le Kankélétigui qui incarnait l’espoir avec plus de 77% de voix, une première dans une élection présidentielle au Mali, est de nos jours sévèrement lâché par le même peuple à seulement 4 ans d’exercice de son mandat.



La déception fut très grande pour le peuple Malien. La situation du Mali est devenue dramatique avec l’allure d’un film de fiction sans véritable angle de traitement où tous les sujets sont de façon inachevée traités. La vie du Mali semble être plongée dans un égarement perpétuel. Personne ne sait plus quoi faire ou même quoi dire. Les gouvernants appellent au civisme et au patriotisme. Le peuple appelle au droit et à la vie. Chacun se défend dans sa posture et refuse de se soumettre aux demandes de l’autre, comme si dans ce pays, il n’y’a ni gouvernants ni gouvernés. Conséquence, le pays est engagé dans une série de grèves interminables, dans des conflits intercommunautaires, dans des bavures des membres du gouvernement et bien d’autres décideurs.

Cependant, on a l’impression que le président de la République IBK qui doit et devrait engager le pays, est dépassé par la situation. La faute du président, elle est seule, unique et très grave. Cette faute du président est tellement intolérable qu’on se demande si c’est le même IBK qui avait dit au paravent : « on n’est pas homme d’Etat pour gérer la carrière d’un tel ou de prétendre à être ministre mais qu’on est homme d’Etat pour gérer le pays ».

Malheureusement, on a l’impression que les hommes qu’IBK a choisis, il les a choisis pour qu’ils gèrent leurs carrières et non bâtir un pays. Et ce sont ces mêmes hommes qui sont aujourd’hui la cause de son malheur. IBK doit comprendre qu’on ne peut pas faire du nouveau avec de la vieillerie. Certains membres du gouvernement d’IBK étaient actifs dans tous les régimes. Ils ont servi tous les présidents du Mali. Pire, ce sont des gens qui étaient eux-mêmes candidats aux précédentes élections présidentielles qui ont vu le sacre d’IBK. Et comment IBK voudrait que ces messieurs-là, l’aident à réussir son mandat ?

A côté de ces messieurs mourants, sauvés à la dernière minute par le président IBK, il y’a un soit disant collectif des partis de la majorité présidentielle. N’importe quoi ! Il faut les appeler plutôt le collectif des partis politiques chercheurs de places. Ils disent tous: « nous accompagnons les actions du Président de la République ». Qu’ils le disent ou pas, ils ne peuvent faire que ça. Celui qui cherche une place pour manger ne peut pas dire la vérité. Surtout que ce sont des partis (la majorité) qui n’ont même pas de militants. La preuve est là. Aux résultats finaux des dernières élections municipales, le tiercé gagnant n’a pas été bouleversé (RPM-Adema-URD). Comment encore IBK voudrait que les gens qui lui tendent la main lui disent les réalités du pays ?

A ces deux premiers lots, il faut ajouter les cadres Maliens de tous les partis politiques. Il s’agit de ceux-là, qui, s’ils sont avec toi aujourd’hui, c’est parce que tu as ou tu es au pouvoir. Ils n’ont aucune morale et ont toutes les colorations politiques. Ils sont des caméléons politiques. Ce sont eux qui allument le feu, qui l’activent et après viennent jouer aux pompiers. Ils sont dans le gouvernement d’IBK. Ils sont des directeurs généraux, des directeurs nationaux et régionaux. Parmi eux, nombreux sont-ils qui avaient dit que jamais IBK ne sera le président du Mali. Voilà IBK est président et ils sont les premiers décideurs. Ils sont les plus grands escrocs du pouvoir, capables de peindre le blanc sur du noir.

En tout cas, IBK doit comprendre que son parti le RPM a existé avant aujourd’hui. Que des gens étaient là avec lui avant cette ère juteuse que connait le parti. Il doit arrêter de composer avec tout le monde. N’est-ce pas que c’est cette histoire de consensus qu’on a reproché à ATT et qui a conduit à sa perte occasionnée par un coup d’Etat, source de sa chute ?

A IBK de comprendre que dans ce pays, il vaut mieux tendre l’oreille aux critiques de l’opposition que d’écouter les phrases douces des opportunistes qui sont là avec soi, au gouvernement, à la mouvance présidentielle et dans les postes de responsabilités et de prises de décisions. Ces gens-là se battent pour eux-mêmes et non pour l’honneur du Mali et le bonheur des Maliens.

Guedjouma

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