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Election présidentielle de 2018 : Le Futur candidat de l’ADEMA-PASJ reçoit déjà le soutien du Roi Mohamed VI
Publié le jeudi 23 mars 2017  |  Carrefour
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© aBamako.com par Momo
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Les militants en majorité pensent que le moindre mal comme candidat de l’ADEMA-PASJ à l’élection présidentiel de 2018 est le choix du Professeur Dioncounda TRAORE, Ancien Président de la transition.




Son parcours politique est plus éloquent que celui qui se dit le plus titré des hommes politiques du Mali.
Pr Dioncouda TRAORE est né le 23 Février 1942 à Kati. De septembre 2007 à avril 2012, il fut le Président de l’Assemblée nationale du Mali. Il a débuté ses études scolaires à Kayes, avant de les poursuivre en France à Fréjus et à Kati où il est reçu au concours des bourses pour intégrer le lycée Terrasson de Fougères actuel lycée Askia Mohamed. Il obtient le brevet d’études du premier cycle (BEPC) et le baccalauréat en série Mathématiques élémentaires dans ce même lycée Terrasson de Fougères à Bamako en 1961. Il poursuit ensuite des études supérieures à Moscou (ex-URSS), à Alger et à Nice (France) et obtient un doctorat en Mathématiques Pures avec Mention Très Honorable. Entre temps, il avait obtenu un DEA en Algèbre, en topologie Algébrique et en Analyse Fonctionnelle. De 1971 à 1975, il a été successivement professeur au Lycée OKBA d’Alger et assistant à la Faculté des Science d’Alger.
Dioncounda a été un élève brillant dans tout son parcours scolaire et universitaire. Jugez-en vous-même. Il a été toujours 1er dans toutes les matières : mathématiques, Français, Histoire-Géographie, Langues étrangères, musique et même en éducation physique ! C’est pourquoi il a obtenu des prix d’excellence dans toutes les écoles et les universités qu’il a fréquenté.
Il a été secrétaire général des Elèves au Lycée Terrasson de Fougères de 1960 à 1961, secrétaire à la presse et secrétaire politique des élèves et Etudiants Maliens en URSS, secrétaire politique puis secrétaire général de l’association des Etudiants maliens en Algérie.
Recruté dans la fonction publique dès son retour au bercail, il a enseigné à l’Ecole Normale Supérieure de Bamako (ENSup) et à l’Ecole Nationale d’Ingénieurs (ENI) dont il est devenu Directeur Général de 1991 à 1992.
Pr. Dioncounda Traoré a été membre du comité syndical de l’ENSup et co-président de la commission des trois ordres d’Enseignement en 1980. Grand agitateur, il s’opposa au régime du Général Moussa Traoré, il est arrêté pour activités syndicales en 1980. Il est déporté au Nord du pays (Ménaka) et il a été suspendu de ses fonctions jusqu’en 1982. En 1986, il est de nouveau arrêté pour faits de grève.
Militant syndical et politique au sein des associations combattant le régime de Moussa Traoré, il participe à la création de l’association Alliance pour la Démocratie au Mali (A.DE.MA) qui a son tour créera le Parti Africain pour la Solidarité et la Justice (Adéma-PASJ), le 25 mai 1991.
A la création de l’ADEMA-association, il en devient vice-président chargé de la presse et de la formation et directeur de publication du journal du parti « ALTERNANCE ». A la chute du régime du général Moussa Traoré, il est porté à la 2ème vice-présidence du Comité exécutif du parti jusqu’en septembre 1994 où il devient 1er vice-président.
A la faveur des premières élections démocratiques remportées largement par le parti Adema, Pr. Dioncouda Traoré est nommé, le 9 juin 1992, dans le 1er gouvernement du président Alpha Oumar Konaré au département du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de l’Administration, puis le 16 avril 1993, il devient ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et enfin ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine du 25 octobre 1994 jusqu’au 24 août 1997.
En 1997, Pr. Dioncounda Traoré a été élu député de Nara et a présidé le groupe Adéma-PASJ pendant toute la législature 1997-2002. En 2002, de nouveau candidat aux élections législatives dans la circonscription de Nara, sa victoire est remise en cause par les ‘’sages’’ de la Cour Constitutionnelle. En octobre 2000, Pr. Dioncounda Traoré a pris la présidence du parti. Il s’est attelé alors à rassembler et à unir le parti ébranlé par les départs successifs de camarades de valeur.
Après le succès de son parti aux élections législatives de 2007, Pr. Dioncounda Traoré est élu Président de l’Assemblée Nationale le 03 septembre 2007.
Il cumule un certain nombre de qualités rares : une intelligence extraordinaire, beaucoup de patience, beaucoup de capacité d’écoute, beaucoup d’attention, beaucoup de tolérance et beaucoup de compréhension.
A la faveur du coup d’état du 22 mars 2012 contre le Président ATT par une junte militaire dirigée par le Capitaine Amadou Haya SANOGO, Dioncounda en tant que Président de l’Assemblée Nationale du Mali et candidat de l’ADEMA-PASJ à l’élection présidentielle d’avril 2012 a été désigné constitutionnellement pour prendre les reines de la transition d’avril 2012 à septembre 2013. C’est lui qui a signé l’accord de Ouaga reconnaissant la souveraineté du Mali sur Kidal. Cet accord a permis de tenir les élections générales sur l’ensemble du territoire national.
Son bilan est plus que positif lors de la transition. Nous ne sommes pas donc surpris par le fait que le roi Mohamed VI, presque en brouille actuellement avec le Président IBK selon certains journaux invite le futur candidat de l’ADEMA-PASJ à se rendre au Royaume Chérifien pour une visite de courtoisie. En 2013, le Président IBK, avait reçu un soutien financier important du roi Mohamed VI pour mener sa campagne.
Le roi Mohamed VI, veut-il préparer le Professeur Dioncounda pour prendre les reines du pouvoir en 2018 ? N’anticipons pas les choses !
Rappelons tout seulement que le roi Mohamed VI a refusé d’envoyer son représentant à la cérémonie de signature de l’accord d’Alger le 15 mai à Bamako au motif que ledit accord ne défendait pas les intérêts du peuple malien, qu’il reconnait brave et courageux.
Les mêmes causes de 2013, vont-elles produire les mêmes effets à l’image de 2013 ?
En tout cas, le peuple se souvient du bilan élogieux du Professeur Dioncounda lors de la transition. Un come-back à la tête du Mali est une possibilité à ne pas écarter, vu que le peuple malien est très déçu de la gouvernance d’IBK.
Le roi du Maroc aurait donc tranché la candidature interne de l’ADEMA-PASJ avant même la Conférence Nationale du parti prévue le 25 mars 2017.
Badou S KOBA
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