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Conférence d’entente nationale : Les partants et les non partants
Publié le lundi 27 mars 2017  |  L’Essor
Ouverture
© aBamako.com par Momo
Ouverture de la Conférence d’entente nationale
Bamako, le 27 mars 2017 le président IBK préside la Conférence d’entente nationale au palais de la culture
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La Conférence d’entente nationale s’ouvre, aujourd’hui, au Palais de la culture sans les deux groupes armés signataires de l’Accord (CMA et Plateforme) et les partis politiques de l’opposition. Dans un communiqué publié à l’issue d’une rencontre tenue le 24 mars, l’opposition politique a déclaré «ne pas participer à la conférence dite d’entente nationale du 27 mars et jours suivants parce qu’elle n’est pas porteuse d’un dialogue refondateur inclusif qu’elle réclame depuis plus de trois ans». Elle a engagé le gouvernement au dialogue avec les forces vives de la nation afin de lever les entraves à une tenue efficiente des concertations nationales et inclusives. Elle a aussi invité la communauté internationale à continuer d’assister le Mali afin que les sacrifices consentis depuis de longs mois ne soient pas vains. Dans le même communiqué, l’opposition politique a rappelé avoir accepté de répondre le 16 février 2017 à l’invitation du président du comité d’organisation de la Conférence d’entente nationale. Après avoir été reçue par le Médiateur de la République, elle lui a adressé un mémorandum et une lettre sur le projet de termes de référence. Cependant, elle dit n’avoir, à ce jour, reçu aucune réaction à ses observations et propositions. Selon elle, «l’opposition a appris, par la suite, avec consternation, par la presse que des conférences préparatoires ont eu lieu dans les Régions et à Bamako. Les forces vives ont, semble-t-il, participé aux travaux desdites concertations tandis que l’opposition n’y a jamais été conviée». «Ceci traduit un constant mépris du gouvernement et de la majorité présidentielle à l’égard de l’opposition. Il en a été ainsi pour les négociations de l’Accord d’Alger et pour toutes nos offres d’un dialogue républicain chaque fois que la situation du Mali nous a paru le nécessiter», indique le communiqué. Toutefois, les opposants politiques ont réitéré leur disponibilité pour un dialogue républicain et inclusif, seule voie de sortie de crise, et leur foi inébranlable en un Mali uni, indivisible et solidaire. La Convention des partis politiques de la majorité présidentielle (CMP) a également organisé ses premières assises démocratiques, le week-end, au Grand Hôtel de Bamako. Une rencontre au cours de laquelle les participants ont planché sur les grandes questions de la nation et abordé des thèmes d’actualité comme la Conférence d’entente nationale et les questions politiques et institutionnelles, notamment le projet de loi portant révision de la Constitution. En organisant ces assises, la grande famille de la majorité présidentielle entendait contribuer à l’appropriation et à la réussite de la Conférence d’entente nationale et de la réforme constitutionnelle en cours, initiées par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Ont pris part à la rencontre les présidents et délégués des partis membres de la CMP, les présidents de groupes parlementaires de la majorité, les députés, maires, conseillers municipaux, des membres du gouvernement de la majorité présidentielle, des cadres et militants qui soutiennent les actions du président de la République.

Madiba KEITA
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