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Que fera IBK des conclusions de la Conférence d’entente nationale ?
Publié le mercredi 5 avril 2017  |  Le Républicain
cloture
© aBamako.com par Momo
cloture de la Conférence d’entente nationale
Bamako, le 02 avril le président IBK préside la cérémonie de cloture Conférence d’entente nationale au palais de la culture
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Plus qu’un pas vers le devoir de mémoire, les conclusions de la Conférence d’Entente Nationale du 27 mars u 2 avril ont sonné comme un rappel à l’ordre de l’officier Ibrahim Boubacar Kéita par des Maliens, ses mandants venus des quatre coins du pays. « Remettez à César, ce qui est à César… ». Ce beau monde s’est humblement aligné sur la position maintes fois affichée par l’ancien ministre et ancien conseiller à la présidence, Tiebilé Dramé : négocier avec les « djihadistes maliens ».

C’est lui, l’homme politique et le diplomate ( ancien ministre des affaires étrangères) , qui a négocié en 2012, entre le gouvernement du Mali et les groupes armés rebelles du MNLA et du HCUA, un accord permettant aux élections de 2012 de se tenir dans la paix. Mais une fois IBK élu, « l'accord préliminaire à l'élection présidentielle et aux pourparlers inclusifs de paix au Mali », signé à Ouagadougou le 18 Juin 2013, a été proprement abandonné et son négociateur jugé persona non grata et dénié de tout mérite par le nouveau régime élu.

Après les détours de refus de négocier et les contours de l’accord d’Alger, 43 mois après l’investiture du Président IBK, à travers le rapport général présenté au président de la République à l’issue des travaux, les participants à la Conférence d’Entente Nationale recommande de négocier avec les terroristes Iyag Ag Ghaly et Amadoun Koufa.

« Cette recommandation de la CEN vient ainsi conforter Tiebilé Dramé dans sa thèse, lui qui fut le premier à demander au gouvernement de négocier avec Iyad Ag Ghaly et son lieutenant Koufa. Cette proposition qui avait été à l’époque considérée comme fantaisiste, apparait donc aujourd’hui comme un élément clé de pacification du Mali », écrit le quotidien Le Soir de Bamako, dans son édition du mardi 4 Avril 2017, avant de proposer : « Et si IBK confiait la Réconciliation nationale à Tiébilé Dramé ? ».

En filigrane, les conclusions de ces assises à la recherche de la paix de l’unité et de la réconciliation nationale constituent une sanction du pouvoir IBK pour la mise à l’écart de l’opposant Tiébilé Dramé, qui aurait pu jouer un rôle important lors des pourparlers inter maliens, dans la suite logique de l’accord de Ouagadougou.

Pour le Soir de Bamako, Tiébilé Dramé, « malgré le fait qu’il soit dans l’opposition, reste avant tout un patriote, et aussi un homme d’une grande expérience en matière de négociation et réconciliation ici au Mali, comme ailleurs … En matière de négociation et de réconciliation, Tiebilé Dramé, reste une source explorable pour ne pas dire un monument ! », écrit Le Soir de Bamako.

Le journal soutient qu’il y a un « combat d’égo » entre le Président IBK et l’opposant Tiébilé Dramé depuis l’accession du premier à la magistrature suprême du pays. Mais, la conférence d’entente nationale aura prouvé, et cela a été reconnu par le président de la République lui-même, que pour le Mali, il n’y a pas de place à l’adversité dans le cœur des Maliens. « En effet, la sauvegarde de notre mère patrie impose, que toutes les filles et tous les fils du pays transcendent leurs réserves pour se trouver réunis afin de mener à bien une entreprise aussi déterminante pour le futur de notre nation », avait indiqué IBK.

B. Daou
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