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Sans Tabou: Bilal Ag Acherif, la défiance de trop…
Publié le vendredi 7 avril 2017  |  Info Matin
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© Autre presse par DR
Bilal Ag Chérif, le secrétaire général du MNLA
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À peine, les travaux de la Conférence d’entente nationale clôturés, dimanche dernier, sous de bons auspices, que le se secrétaire général du MLA, bien connu pour ses agissements séparatistes, poignarde tout le monde dans le dos, même ses propres compagnons. Il prétend que sans un statut politique reconnu à l’Azawad, la paix restera une chimère pour le peuple du Mali. Simple menace ou chantage d’un ex-rebelle ?

Le 2 avril, jour de la clôture de la CEN, Bilal Ag ACHERIF a fait un tweet dans lequel il remet en cause les conclusions de la CEN sur la question de Azawad, désormais reconnu comme une entité mémorielle et culturelle, mais ni plus ni moins.
« Nous ne pouvions pas parler d’entente sans parvenir à une compréhension convenable et commune du statut politique de l’Azawad », a indiqué le responsable du MNLA, dont les prises de position en faveur de l’indépendant de la fantomatique Azawad n’ont jamais été démenties. Cette dernière sortie de l’ex-rebelle, intervenue quelques heures seulement après les recommandations claires et pertinentes formulées par les participants à la CEN donne à réfléchir sur la nature de l’homme et même ses objectifs, au sein de l’ex-rébellion. À la suite de cette importante rencontre autour de la mise en œuvre de l’accord, signé par les parties au conflit de notre pays, il a été recommandé que cette appellation (Azawad) ne saurait recouvrer une prétention territoriale d’une certaine dimension, en plus elle, n’a pas une connotation politique, si tant est que, l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali est désormais un acquis.
Toute chose qui a d’ailleurs été appréciée par le président IBK pour qui il s’agit désormais d’un ‘’acquis sous garantie du Conseil de sécurité et tous les partenaires qui ont été en Alger avec nous. Il n’est plus question que l’intégrité du territoire national puisse être remise en cause par qui que ce soit’’, a prévenu IBK. En retour, le président promet : ‘’tout ce que nous pouvons faire, en matière de gouvernance, au plan interne, pour que notre vivre ensemble soit le plus facile possible, meilleur possible, nous le ferons’’. À partir de cet instant, ce débat est clôt pour les Maliens, y compris, les représentations des différents groupes armés qui ont participé aux échanges avant d’entériner la résolution.
Pour ceux qui connaissent cet homme, il se caractérise par sa haine contre le Mali et son unité. Bilal Ag ACHERIF, venu de la Libye, était considéré comme le dur parmi les durs de l’ex-rébellion toujours attaché à l’indépendance de la chimérique de l’Azawad, même s’il a constamment été mis dans ses petits souliers de simple agitateur par ses compagnons.
On se rappelle, alors qu’il était président en exercice de la CMA, Bilal Ag ACHERIF, s’était opposé à l’organisation des élections communales du 20 novembre sans succès. Aussi, les différentes déclarations de l’homme ont toujours varié sur l’application de l’accord selon les circonstances.
Bilal Ag ACHERIF, aujourd’hui chassé du directoire de la CMA, à cause de ses impulsions, n’est que l’ombre de lui-même. Quelle marge de manœuvre dispose-t-il pour obliger le directoire de la CMA à se dédire par rapport à un engagement pris au nom de la paix ? D’ailleurs, son rejet des conclusions de la CEN tranche avec ses positions antérieures. Pour preuve, dans une interview accord accordé à Jeune Afrique, en juin 2016, il avait, lui-même, appelé à la tenue de cette rencontre. Alors, comment vouloir une chose et son contraire ?

Par Abdoulaye OUATTARA

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