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Général Moussa Traoré (19 NOVEMBRE 1968-26 MARS 1991): Et si l’ancien président de la république du Mali est un homme béni ?
Publié le mercredi 26 avril 2017  |  La Mutation
Moussa
© AFP par FRANCOIS ROJON
Moussa Traoré
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Arrivé au pouvoir le 19 novembre 1968 pour mettre fin aux dérives dictatoriales et sanguinaires du régime de Modibo Keita, ce jeune lieutenant devenu Général a passé 23 ans au pouvoir, avant d’être victime d’un complot orchestré par la France avec l’aide des soi-disant démocrates le 26 Mars 1991. Mais 26 ans après la chute de celui qui avait été accusé comme étant l’obstacle au développement du pays, les maliens sont de plus en plus aujourd’hui nostalgiques de l’homme.
Tout est parti lors de la conférence de Baule en 1990 lorsque l’ancien président français Feu François Mitterrand demanda aux pays francophones d’autoriser le multipartisme intégral. Et de cette date s’ouvre une autre forme de gouvernance sous le couvert de la Démocratie. Les présidents qui ont cédé à la demande du colonisateur furent épargnés d’une crise interne par contre ceux qui ont refusé dont le Général Moussa Traoré, se sont vu renverser par des soulèvements populaires créés et entretenus depuis la France.

Malgré l’appel aux maliens et à ses adversaires politiques qui étaient en réalité sous l’influence forte de la France, malgré la mise en garde de l’ancien président de la république, rien ne fit. Et le 26 mars 1991, le régime de Moussa Traoré fut renversé avec autant de morts et de blessés. 26 ans après l’avènement de la démocratie tant chantée sur tous les toits du monde comme un moyen rapide pour le développement du pays.

Mais en réalité ce fut la promotion du culte de la personnalité et une nouvelle race de milliardaires dénommée les milliardaires de la démocratie. Ainsi place à la promotion de la médiocrité, du népotisme, du favoritisme et le règne d’une race d’opportunistes ambiants. Ce qui occasionna la dépravation des mœurs, la reprise successive de la rébellion et qui a failli menacer l’existence de la nation malienne en 2012.

Certes le pays n’est pas encore divisé mais l’insécurité est au paroxysme au Nord du Mali, au centre et même souvent au cœur de la capitale avec son lot de désolations et de morts parmi les forces armées de sécurité et des populations civiles. Mais le hic dans tout ça c’est que tout cela se fait en présence de celui qui avait été accusé comme étant l’obstacle pour le développement du pays.

Face à l’incapacité des régimes démocratiques à rétablir l’autorité de l’Etat, la souveraineté nationale, les difficultés à assurer l’éducation, la santé et la sécurité des biens et des personnes du pays, les maliens sont de plus en plus nostalgiques du Général Moussa Traoré. Pour des observateurs de la scène politique, cette sympathie envers celui qui a été traité de tous les péchés d’Israël est dû uniquement d’une part aux bénédictions reçues de tous les maliens de tout bord politique et de toutes les confessions religieuses pour avoir mis fin aux dérives dictatoriales et sanguinaires de Modibo Keita le 19 novembre 1968 et d’autre part par le fait que le temps est en train de lui donner lorsqu’il avait fustiger cette nouvelle gouvernance dite de la démocratie.
Abdoul Karim Konaté
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