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Edito : 2018 : Défaite certaine d’IBK, sauf…
Publié le jeudi 27 avril 2017  |  Le Pays
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© aBamako.com
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Qui pour le fauteuil de président en 2018 ? La problématique se pose aujourd’hui. Du milieu des intellectuels, à celui le plus chouchouté pour des campagnes électorales c’est-à-dire le bas peuple, les politiques les plus connus sur la scène sont d’office disqualifiés compte tenu de leur passé sombre. Parmi ceux-ci, celui qui semble être l’ennemi politique que le peuple veut abattre à tout prix est l’actuel président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta.

Ce candidat du peuple en 2013 a perdu presque tous ses soutiens en moins de quatre ans. Religieux, société civile, partis politiques alliés, citoyens lambda… IBK a déçu tout le monde dans sa gestion du pouvoir. Les promesses présidentielles ne sont pas tenues et les soutiens pensent qu’IBK les a trahis.



Partout, le nom d’IBK est au centre des débats. Le sujet se discute par des mots durs difficiles à relayer. Mais ce qui est à retenir, les discussions sont toujours sanctionnées par la ferme volonté de barrer la route à IBK en 2018. Chaque citoyen déçu se porte en directeur de campagne au bénéfice du Mali. IBK est mal vu dans les arguments. Il n’a pas de bilan élogieux ; il a assassiné tout un espoir et le Mali est à l’agonie aujourd’hui. Donc dans les messages, tout le monde sensibilise ceux qui n’ont pas encore retiré leurs cares NINA à le faire. Tout le monde laisse entendre : « Nos cartes NINA nous appartiennent et nous allons les utiliser pour sanctionner l’actuel président pour manque de résultat ».

Cette campagne de sensibilisation faite au quotidien indépendamment de la volonté des citoyens maliens détermine le degré de déception et le degré de détermination à contribuer au changement. Le peuple est décidé d’écrire lui-même son avenir. Il veut faire cette fois-ci le bon choix et se constituer en observateur vigilant face au futur président dans ses tâches tout en lui cadrant afin qu’il applique la volonté du peuple.

Dans cette dynamique, IBK ne peut pas du tout passer en 2018 car toutes les situations lui sont défavorables. Quel bilan va-t-il défendre ? Il n’y en a pas. Quels soutiens de taille aura-t-il ? Difficile de se prononcer avec optimisme car dans le lot des déçus, au-delà des religieux, la société civile, le bas peuple, nombreux sont les partis alliés membres de la Convention de la Majorité Présidentielle qui sont sur le point de descendre du train. Quatre années passées avec IBK, ils n’ont rien eu si ce n’est que d’assister, les yeux ouverts, à la chute de leur côte de popularité pour la simple raison que le peuple les considère comme complice de la situation pourrie.

La probable victoire d’IBK est seulement possible pour deux raisons : S’il n’y a pas de candidat sérieux en face et les cas de fraudes. Le premier point doit donner leçon aux politiques qui sont contre la vision IBK à se donner la main ; faire bloc autour d’un seul candidat. Le second point, dès maintenant, la stratégie de fraude est pressentie car l’actuel gouvernement est qualifié d’équipe de campagne avec un Tiéman Huert Coulibaly, qui a une moralité douteuse, au poste de ministre de l’administration territoriale. Il est revenu pour tricher, d’après la lecture de la majorité des Maliens. Pour cela, L’opposition politique a alerté. Elle a même effectué à un moment donné des visites au niveau des structures chargées des élections et des cartes NINA. Ce dernier cas, c’est pour se renseigner sur l’affaire des cartes NINA dont un nombre important n’est pas encore retiré.

2018, IBK est out. Alors, sur qui jeter son dévolu pour un Mali nouveau et émergent ?

C’est là, la vraie question.

Boubacar Yalkoué
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