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Embuscade, hier, contre l’armée malienne entre Nampala et Diabali : 8 soldats maliens tués et 5 autres blessés, selon l’armée
Publié le mercredi 3 mai 2017  |  Le Républicain
Patrouille
© AFP par PHILIPPE DESMAZES
Patrouille de l`armée malienne et française à Goundam
Patrouille de l`armée malienne et française entre Goundam et Tombouctou
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Hier mercredi 02 mai 2017, dans l’après midi, un convoi de l’armée malienne est tombé dans une embuscade entre Nampala et Diabali. Selon la Direction des Relations Publiques de l’Armée(DIRPA), l’embuscade aurait couté la vie à 8 soldats maliens et fait 5 autres blessés.

8 soldats maliens tués et 5 autres blessés, deux véhicules perdus, tel est le bilan provisoire, selon le Colonel Diarran Koné, le directeur de la DIRPA ,contacté par le Républicain, de l’attaque perpétrée, hier mardi 2 mai, aux environs de 13 heures, contre un convoi de l’armée malienne à une trentaine de kilomètres de Nampala. « L’attaque n’a pas été encore revendiquée même si tout porte à croire que c’est l’œuvre de Nusrat Al Islam Wal Muslimin, l’alliance terroriste commandée par le djihadiste malien Iyad Ag Ghaly », explique une source sécuritaire.
Le 18 avril passé, soit deux semaines avant cette attaque, une attaque meurtrière revendiquée par Nusrat Al Islam Wal Muslimin a ciblé le détachement des Forces Armées maliennes basé à Gourma-Rharous aux environs de 05 heures du matin.

L’attaque a occasionné, selon le gouvernement malien, la mort de 5 soldats et une dizaine de blessés. Une dizaine de terroristes ont été tués lors d’une contre offensive de l’armée malienne et de la force française Barkhane. A la suite de l’attaque, le gouvernement malien a prorogé, le mercredi 19 avril, l’état d’urgence sur tout le territoire national et ce pour une durée de dix jours. « La situation sécuritaire au Mali et dans la sous-région reste caractérisée par la persistance de la menace terroriste ainsi que des risques d’atteinte grave à la sécurité des personnes et de leurs biens », a motivé, dans son communiqué, le gouvernement malien. L’Assemblée nationale, à son tour, va proroger le vendredi 28 avril, l’Etat d’urgence jusqu’au 31 octobre. Cela fait presqu’une année et demi que le Mali vit sous état d’urgence, plus précisément depuis l’attaque jihadiste contre l’hôtel Radisson Blu le 20 novembre 2015.

Pour rappel, dans la même zone, le 19 juillet 2016, le camp militaire de l’armée malienne à Nampala, a subit une attaque terroriste. L’armée malienne a enregistré, lors de l’attaque, un bilan très lourd : 17 morts, 35 blessés et des dégâts matériels très importants. Tiéman Hubert Coulibaly, le ministre de la défense de l’époque a été démis de ses fonctions à la suite de cette attaque meurtrière qui a fortement ému l’opinion nationale.

23 mois après la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, les attaques jihadistes contre les militaires maliens, les casques bleus déployés au Mali et l’Opération française Barkhane. La tenue, du 27 mars au 2 avril 2017 à Bamako, de la Conférence d’Entente Nationale et l’installation des autorités intérimaires dans les différentes régions du Nord du Mali (Kidal, Ménaka, Gao, Tombouctou et Taoudénit), n’ont pas changé grand-chose à la recrudescence de l’insécurité et du terrorisme au Mali.
Madiassa Kaba Diakité
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Le Républicain N° 4380 du 7/5/2012

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