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Le MODEC enterre à Dioïla : L’ancien maire et 4 autres conseillers virent au RPM
Publié le vendredi 5 mai 2017  |  Le Prétoire
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© aBamako.com par mouhamar
Premier congrès ordinaire du Mouvement pour un Destin Commun (MODEC)
Bamako, le 31 mai 2014 au palais de la culture Amadou Hampathé BA. Le Président du MODEC, M.Konimba Sidibé a présidé l`ouverture du Premier congrès ordinaire de son parti, en présence de plusieurs formation politique.
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Le Mouvement pour un destin commun (Modec), parti à l’allure du sectarisme, perd son fief. Il s’agit de Dioïla, où son maire sortant, Mamadou Konaté a démissionné avec 4 autres conseillers.

Le parti du ministre Konimba Sidibé, le Modec, meurt à petit feu. Sa descente aux enfers a commencé avec la composition des listes lors des communales de 2016 après sa débâcle aux législatives de 2013. En perte de vitesse, ce micro parti vient de subir une lourde perte. Ses conseillers issus des élections communales du 20 novembre dans la commune de Kaladougou (Dioïla) viennent de le lâcher. Il s’agit du maire sortant, Mamadou Konaté et ses 4 conseillers. Ce qui fera dire les observateurs politiques que le Modec est enterré dans cette localité, d’où est originaire son président. En tout cas, cet effondrement du Mouvement pour un destin commun fait l’affaire du Rassemblement pour le Mali (RPM) qui a le vent en poupe dans le cercle. Car, c’est au parti présidentiel qu’ils ont déposé armes et bagages.

Les motifs de cette débandade au sein du Modec sont presque connus de tous. Car, il y a de cela 3 ans que les militants ne comprennent pas la posture de leur Président Sidibé. Il dénonce l’incohérence politique du fondateur du parti. Ils se disent déçu par Konimba Sidibé, de par son double langage. Membre du gouvernement, le Ministre ne cache pas sa phobie contre le RPM. Or, pour ses militants soit on est avec un système, ou on est contre. C’est pourquoi, ils s’insurgent contre le double jeu de leur mentor. Celui là même qui leur avait demandé de voter pour le candidat du RPM au second tour de la présidentielle de 2013. Pour eux, il est inconcevable qu’il soit avec IBK et nourrir de la haine contre le parti de celui-ci. Car, on ne saurait dissocier IBK du RPM.

Faut-il le rappeler, pour le même motif, le Modec a été vidé dans deux grandes communes du cercle de Dioïla, notamment à Massigui et à Niantjila. C’était dans la foulée des préparatifs des élections communales de 2016 où le secrétaire général de la sous-section Modec de Massigui, Broulaye Sidibé, le président d’honneur, Adama Coulibaly et le secrétaire administratif, Boubacar Diarra dit Beken et les autres militants ont claqué la porte du parti. Au même moment, le maire de Niantjila, Amadou Togola a lui aussi démissionné du parti pour adhérer au RPM.

A l’époque, le porte-parole des démissionnaires, Boubacar Diarra dit Beken, reprochait au ministre Sidibé son incongruité politique. «en 2004, il y a eu des incidents douloureux avec des blessures graves entre nous à l’époque Parena et le RPM. En la faveur de la création du Modec, nous l’avons suivi. Mais la tension est restée vive entre nous et le RPM. Heureusement, en 2013 après l’élimination de Konimba Sidibé au 1er tour de la présidentielle, il nous a appelé à voter pour le candidat du RPM, IBK.

Ensuite, au cours d’une conférence de section à Dioïla dans les perspectives des communales, il nous a demandé de faire des alliances avec des formations politiques qui font notre affaire dans nos localités respectives. Ainsi, nous avons décidé d’aller avec le RPM. Mais, à la dernière minute, le Président Sidibé s’est opposé à cela avec un ton peu courtois. Or c’est lui-même qui nous a appelés à voter IBK. Et maintenant il dit qu’il avait dit de voter IBK et non le RPM. Pour nous, on ne peut pas distinguer IBK du RPM », avait-il soutenu.

Oumar KONATE
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