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Protocole d’accord sur la crise du football malien : Le président revenant de la FEMAFOOT va-t-il enfin respecté… sa parole ?
Publié le mercredi 10 mai 2017  |  La Mutation
Football:
© aBamako.com par mouhamar
Football: Premier point  de presse de Henry Kasperczak
Bamako, le 30 décembre 2013 (FEMAFOOT). Le nouvel entraîneur des Aigles, Henry Kasperczak, animera son premier point de presse ce lundi au siège de la Fédération malienne de football à partir de 12 h 00. En marge de cette cérémonie, se déroulera la remise d’équipements sportifs aux clubs de football féminin.
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Après trois ans et sept mois de crise aigue du football malien dû à un mépris et une haine viscérale de Boubacar Baba Diarra envers les responsables du Collectif des clubs et ligues majoritaires, un protocole d’accord fut enfin obtenu le 27 avril 2017 grâce à une équipe de médiation mise en place par le nouveau Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maiga. Mais la question qui taraude tous les esprits pourquoi Boubacar Baba Diarra a enfin accepté de s’asseoir autour de la même table pour discuter avec les responsables du Collectif ? Qu’est-ce qui a été le point déterminant pour faire plier le Général Pleurnichard de Malabo ? Voilà autant de questions qui méritent des réponses de la part de l’intéressé.
Depuis le début de la crise qui a secoué le football malien et qui a connu son paroxysme le 10 janvier 2015 lors de l’assemblée générale ordinaire de la fédération malienne de football, tous les observateurs avertis avaient compris qu’il ne faisait aucun doute que le président de la fédération malienne de football bénéficiait des la complicité des plus hautes personnalités influentes du pouvoir.
Parmi eux figurent les conseillers du président de la république, des ministres du gouvernement, des cadres proches de la famille présidentielle, de l’administration étatique, des procureurs de la république. Le comble c’est que deux des trois anciens premiers ministres se sont avérés comme étant des complices actifs. Mais comme on le dit chaque chose à son temps et ce temps est arrivé avec la nomination d’Abdoulaye Idrissa Maiga à la Primature.
Contrairement à ces prédécesseurs qui étaient partisans et complices du président de la fédération, le tout nouveau premier ministre a fait de la résolution de la crise du football, une priorité gouvernementale, il a, après concertation du ministre des sports mis en place une équipe de médiation, composée des ministres, Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce, porte-parole du gouvernement, Amadou Koita, ministre de la jeunesse et de la construction citoyenne, Ibrahim Fomba, directeur national des sports, Dr Yaya Traoré, délégué de la primature, Sidy Diallo, président du Comité de normalisation(CONOR).
Et à moins d’une semaine, le Premier ministre est parvenu à faire asseoir Boubacar Baba Diarra autour de la même table de discussion avec les responsables du Collectif des clubs et ligues majoritaires. Face aux preuves irréfutables de détournements des fonds générés par le football depuis 2013 et les violations flagrantes des statuts de la FEMAFOOT, Boubacar Baba Diarra n’avait d’autre choix que d’admettre ses fautes devant le Premier ministre.
Ce qui facilita la tâche des médiateurs qui ont pu obtenu un accord entre le Général Pleurnichard de Malabo et le Collectif des clubs et ligues majoritaires. Un protocole qui doit mettre fin à presque quatre ans de crise marquée par des déchirements de la famille du football malien dans tous ses compartiments à savoir les clubs, les ligues, les districts, les journalistes, les supporters.
Pourtant plusieurs tentatives de médiations toutes initiées par le ministre des sports, sont restées vaines par la faute de Boubacar Baba Diarra. Il s’agit de Dioncounda Traoré, les leaders religieux, les familles fondatrices de Bamako, la société civile, la CAFO, le CNJ, l’UJMA et même le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita avait intervenu pour que finisse cette crise. Mais ils avaient oublié qu’ils étaient face à un homme, têtu, méchant et rancunier.
De l’entêtement au déshonneur
Malgré toutes ses médiations menées qui lui étaient pourtant favorables car lui permettant de sortir par la grande porte de l’histoire footballistique malienne. En effet il était question que Boubacar Baba Diarra et son comité exécutif aillent au bout de leur mandat c'est-à-dire jusqu’au 8 octobre 2017 et surtout avec son complice qui tirait les ficelles de la crise à savoir le fameux secrétaire général Yacoubadjan Traoré et son alter égo, l’aigri Mamadou Diallo. Mais hélas pour le natif de Koniakari, l’actuel Premier ministre n’est pas comme son plus grand protecteur et complice à savoir deux des trois désormais anciens premiers ministres.
Et c’est cela que le président revenant de la fédération a vite compris dès la première rencontre avec Abdoulaye Idrissa Maiga qui a compris tous les contours de cette crise. Il est vrai que le PM a été aidé beaucoup par des révélations compromettantes qui ont éclaboussé le président de la fédération après la dissolution du comité exécutif le 8 mars 2017.
Ce qui facilita la médiation et au bout de trois jours, un protocole d’accord de sortie de crise fut signé entre le président déchu de la fédération et le Collectif des clubs et ligues majoritaires. De ce protocole d’accord, Il ressort que les deux parties conviennent de ce qui suit à savoir la levée par le Comité exécutif de la FEMAFOOT de toutes les sanctions liées à la crise ; la suspension de toutes les actions et recours judiciaires tant au plan national qu’international ; la tenue d’une assemblée générale au plus tard le 12 juin 2017, à l’effet de la mise en place d’un Comité de normalisation sous la supervision de la FIFA .
Si tous ces points d’accord sont respectés, on peut dire que de la date de mise en œuvre c'est-à-dire le 28 avril dernier au 12 juin prochain, Boubacar Baba Diarra et son comité exécutif ne resteront que pour 45 jours avant de laisser place à un comité de normalisation. En acceptant de signer ce protocole le 27 avril 2017 malgré les protestations de ses soutiens à savoir le Stade Malien de Bamako et Sékou Diogo Keita, Boubacar Baba Diarra fut-il Inspecteur général de police, a préféré le déshonneur que d’aller en prison au Lycée technique de Bamako-Coura le 28 avril 2017.
Il revient aux médiateurs d’être vigilants pour le respect de l’application stricte de ce protocole de sortie de crise pour le bonheur du football malien et non celui d’une personne et de ses larbins. Car le président revenant de la fédération n’est ni un homme crédible, ni un homme de confiance. Ce ne sont pas les clubs du CSK, l’USFAS, l’AS Police, l’ASB, le Mamahira de Kati, l’Office du Niger Sports, Sabana de Mopti, Buru Masa de Kati et leurs responsables sportifs, Amadou Diakité (avant qu’il ne le rallie avec le début de la crise en 2015), les responsables du Djoliba à savoir Tidiane Niambélé , Yéli Sissoko et Bassalifou Sylla , Cheick Kanté(président de la ligue de Kayes), les trois présidents des ligues du Nord du Mali à savoir Amadou Touré(Gao), Salaha Baby(Tombouctou) et Abéta Ag Seydou(Kidal) ,Moussa Bah qui diront le contraire. Rout recemmeent c’est au tour de ses larbins à savoir le Stade malien et Sékou Diogo Keita de se rendre à l’évidence que leur’’Baba’’ Diarra n’est ni moins ni plus qu’un traitre.
Pourtant ces larbins l’avaient cru lorsqu’il déclara devant eux et Dieu qu’il est un vrai Bambara, qu’il n’a jamais trahi quelqu’un et qu’il ne les trahirait jamais. Or ces soutiens lui avaient demandé de ne pas signer le protocole d’accord du 27 Avril dernier. Profitant de son statut de policier et de ses expériences acquises à la sécurité d’Etat, le natif de Koniakari se sert de tous avant de se débarrasser d’eux comme des malpropres.
Comme on le voit Boubacar Diarra dont le parcours est parsemé de trahison, n’est ni moins ni plus qu’un monstre qui ne pense qu’à lui seul. Mais pour qui connait la rigueur et le caractère exigent du Premier ministre, Boubacar Baba Diarra est obligé de respecter cette fois-ci pour la première fois de son existence sa parole en appliquant strictement le protocole d’accord pour le peu d’honneur qui lui reste à défaut finir le restant de sa vie en prison.
Et pour tous ceux qui connaissent cet Inspecteur général de police, il a du être un bon dribleur, il ne va pas se dribler lui-même pour faire plaisir à ses soutiens. Pour l’instant l’application point par point du protocole d’accord suit son cours normal.
Affaire à suivre…
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