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Est-ce la grève des mendiants au Mali ?
Publié le mardi 23 mai 2017  |  Le Témoin
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“La grève des mendiants”. C’est le titre du livre d’une célèbre romancière sénégalaise qui raconte un scénario imaginaire où les mendiants se feraient désirer dans les sociétés superstitieuses et fétichistes comme les nôtres. Le brusque changement de décor dans certains carrefours de la capitale malienne transporte littéralement l’observateur dans la réalité de cette fiction. En sillonnant Bamako de nuit, en effet, l’absence des mendiants saute à l’œil nu. Ils ont littéralement déserté leurs endroits habituels d’opération nocturne, dans le centre-ville notamment où leur absence pose un grand problème à ceux qui désirent s’acquitter de leurs sacrifices ou qui croient tout simplement dans les vertus d’une charité envers les plus démunis. Peu de gens se sont intéressés à la question mais la disparition soudaine des gênants indicateurs du développement social n’est probablement pas de leur plein gré. Il n’est point exclu qu’il soit le fait d’un discret nettoyage nocturne des endroits publics stratégiques.

Avec un traitement mensuel de 2 millions, les membres de la HAC se la coulent douce



Il y avait vraiment de quoi mener une bataille farouche pour figurer dans l’instance de régulation des médias. À la différence de son ancêtre où les membres tiraient le diable par la queue, la Haute Autorité de la Communication est tombée sur le trésor de Priam. Il nous revient que chaque membre de cet organe va s’en sortir avec un revenu mensuel de pas moins de 2 millions de nos francs, salaires et indemnités compris. De source proche du Secrétariat général du Gouvernement, en tout cas, c’est le montant qui figure dans un décret qui continue de circuler sous les manteaux en dépit de son caractère public. Et pour cause, un tel traitement hisse financièrement la HAC au firmament des organes indépendants et porte ses membres au-dessus des élus de la Nation et des ministres.

Malitel-Da et Rail-Da, même destin

Chassés des emprises des domaines public et privé, dans la foulée des déguerpissements de la gouverneure Ami Kane, les occupants de Malitel-Da sont en passe d’opposer une résistance aussi farouche que ceux du Rail-Da. Ils le prouvent depuis quelques jours en revenant progressivement à leurs positions initiales. La cour du Carrefour des jeunes commence à ne plus les contenir et le trop-plein déborde et conquiert peu à peu la rue. Conséquence : circuler dans la petite ruelle est devenu aussi laborieux que naguère, surtout avec et les mouvements et stationnements humains anarchiques qui disputent l’espace exigu avec les étalagistes qui signent impunément leur retour. Une chienlit qui n’inspire pour l’heure aucune réponse de rigueur de la part des autorités de la ville.

La Rédaction



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