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Sans Tbou: 2018, le réveil tardif d’un homme politique
Publié le jeudi 8 juin 2017  |  Info Matin
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© aBamako.com par Momo
Lancement du livre sur le président Modibo Keita.
Bamako, le 04 juin 2015 le Doyen Amadou Seydou Traore a présenté son nouveau livre sur le Président Modibo Keita au Carrefour des Jeunes de Bamako. Photo: Soumana Sacko
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Dans le cadre de la commémoration du 6e anniversaire de son parti, le 25 mai dernier, l’ancien Premier ministre, Soumana SAKO, président de la CNAS-Faso Hèrè, a lancé un appel au peuple pour une alternance politique en 2018. Certes, l’aspiration à l’alternance est une ambition noble et légitime pour tout homme politique, mais au regard des alliances et projections faites par l’ancien PM et ses satellites, il y a lieu de douter de sa capacité ou même de sa volonté de changer les choses, en si peu de temps, en 2018, au Mali.
L’ancien Premier ministre du Mali, Soumana SAKO, à la tête d’un regroupement de coquins, pardon d’une ‘’vingtaine de partis politiques’’, rêve d’une alternance en 2018 au sommet de l’État. Drôle d’ambition pour un homme politique, qui a pourtant été écrasé à la dernière présidentielle de 2013 et aux législatives de la même année où le parti locomotif, la CNAS-Faso-Hèrè, n’a même pas pu se procurer d’un seul député. Pire, aux dernières consultations pour les municipales, en novembre dernier, la CNAS n’est sortie qu’avec un seul maire sur les 703 en jeu. Qu’en est-il des 19 autres formations politiques imaginaires alignées, au seul motif de propagande ?
Oui, Monsieur l’ancien PM, vous avez, en d’autres temps, montré la preuve aux Maliens. Mais ne dit-on pas : ‘’autres temps, autres mœurs’’ ? Vous qui aviez renoncé volontiers au combat pour la démocratie au profit d’un « Grand soldat de la démocratie » qui a fini par prendre le large, abandonnant armes et munition en 2012, avez réellement encore quelque chose à prouver aux Maliens ? Nous pensons que le doute est permis.
Par contre, les Maliens peuvent encore avoir besoin de vous pour vos sages conseils et orientations en vue de sortir le pays d’une crise politico sécuritaire dans laquelle il est plongé, depuis 2012. Par la faute de qui ? Les responsabilités sont encore à situer avec exactitude.
Ce qui est évident aujourd’hui, c’est qu’à côté de la CMP (Coalition de la majorité présidentielle), l’opposition dite démocratique et républicaine, la nouvelle gauche incarnée par Modibo Sidibé des FARE…, la vingtaine de partis satellites autour de votre CNAS n’a aucune chance de réaliser une alternance, dans notre pays. Surtout quand on sait que la gauche que vous incarnez aujourd’hui prête à d’innombrables confusions, votre message passera difficilement pour atteindre sa cible.
Pour rappel, l’ancien premier ministre Soumana SAKO avait créé en juin 2016 un front de gauche autrement appelé front populaire pour être une alternative à l’émiettement qui caractérise notre arène politique, depuis l’avènement du multipartisme. Mais, Zou n’est jamais arrivé à fédérer ces forces pour en faire une arme de combat politique. La preuve, les grands partis politiques du pays qui se réclamer de la gauche (l’ADEMA, les FARES Anka Wili, le PS-Yeleen Kura, le RPM, la CNAS-Faso Hèrè, le SADI, l’UM-RDA, le PIDS) continuent d’évoluer sans la CNAS de Zou, soit en solo ou en coalition. C’est ainsi qu’un front parallèle se réclamant de la même gauche a été créé en 2016 par un autre ancien premier ministre, Modibo SIDIBE.
L’annonce faite ainsi lors du 6e anniversaire de son parti, la CNAS, le 25 mai dernier, ne peut être qu’un coup de bluff. En tout cas, son appel au aux ‘’forces progressistes, les forces démocratiques et républicaines de tous les partis politiques y compris celles militant dans le parti de la majorité présidentielle, attaché à la justice sociale et à la souveraineté nationale, à l’indépendance du Mali, à l’unité africaine, à le rejoindre pour qu’aux élections générales de 2018, le Mali redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être’’, apparait comme un aveu d’impuissance et un échec de son combat.

Par Abdoulaye OUATTARA

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