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Referendum du 9 juillet 2017, la sanction ou l’adhésion du peuple : IBK renoncera-t-il à se représenter en 2018 quand le NON l’emporterait ?
Publié le lundi 12 juin 2017  |  Infosept
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© aBamako.com
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Le référendum prévu le 9 juillet 2017 sera certainement une occasion pour le Président de la République de sonder les électeurs qui l’ont plébiscité en 2013. Il testera son audience auprès du peuple malien, aujourd’hui balloté entre la colère, l’indignation et l’impuissance face aux multiples crises qui secouent le pays. Le 9 juillet, IBK sera alors face à son destin politique. En cas de victoire du OUI, il démentira le sondage qui l’accréditerait à seulement 25 % d’intention de vote en 2018. Mais, au cas où le NON l’emporterait, ce serait une défaite. Alors, qu’il accède aux conseils de ceux qui lui ont demandé, parmi lesquels des amis, de ne pas se présenter en 2018 pour un second mandat à la tête du Mali.

A moins d’un mois de la convocation des électeurs Maliens aux urnes pour se prononcer en faveur ou contre la nouvelle constitution, la scène politique commence à s’enflammer. Le jeudi 8 juin 2017, quelques centaines de militants du Mouvement « Trop c’est Trop », ont tenté de battre le pavé, avant d’en être empêché par la Police, pour demander au gouvernement de ne pas toucher à la Constitution du 25 février 1992. Parmi les motifs évoqués, il y a entre autres, l’article 118 qui dispose que « aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire ». On peut ajouter, la création du Sénat au motif que, en plus d’être budgétivore, cette institution verrait le tiers de ses membres nommé par le président de la République. Devant cette prise de position, le régime a réprimé les manifestants avec usage de gaz lacrymogène, faisant des blessés. Comme pour montrer toute la détermination du gouvernement à aller jusqu’au bout de sa logique. Plus rien ne semble arrêter IBK, ni le cri de cœur de certaines organisations de la société civile, ni l’opposition d’une importante frange de la classe politique, encore moins l’insécurité sur les 2/3 du territoire. Le régime n’entend que la voix de la France et celle des enfants gâtés de la République, à savoir les membres de la CMA, principaux bénéficiaires de la révision constitutionnelle. La très grande majorité du peuple est préoccupée par l’insécurité ambiante, le chômage des jeunes, les difficiles conditions de vie, plutôt que d’une révision constitutionnelle. Pour bon nombre de citoyens, la révision constitutionnelle n’aura aucun n’impact sur les différentes crises auxquelles le Mali fait face. La nouvelle Loi fondamentale ne fera qu’augmenter les charges de l’Etat avec la création de nouvelles institutions. En dépit de tous ces écueils soulevés, de toutes ces inquiétudes exprimées, IBK et son gouvernement semblent tenir droits dans leurs bottes. Le 9 juillet, le peuple se prononcera sur la nouvelle constitution. Si le OUI l’emporte, il dira encore qu’il y n’y a que quelques « hassidis » qui sont contre lui, sinon lui IBK, il demeure toujours le choix de la majorité des Maliens. Mais en cas du NON, il devrait solennellement déclarer qu’il renonce à être candidat pour un second mandat en 2018. En s’entêtant, malgré le NON, il court le risque d’être humilié aux élections présidentielles.



Youssouf Sissoko

youssouf@journalinfosept.com

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