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Violences en milieu universitaire : Vers la création d’une police universitaire
Publié le lundi 12 juin 2017  |  Le Sursaut
ANASER
© aBamako.com par A S
ANASER forme des agents chargés du contrôle routier
ANASER forme des agents chargés du contrôle routier à l`école nationale de police le 30 Mai 2017.
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Pour bannir la violence dans l’espace universitaire la ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Pr Assétou F Samaké Migan a défendu devant les députés un projet de loi le mercredi 7 juin dernier. Ledit projet de loi été adoptée par 100 voix pour, 0 contre et 0 abstention, par les députés présents, au compte de la clôture de la 5ème séance plénière de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale.
L’espace universitaire dans notre pays le Mali, est marquée ces dernières années par des scènes de violences entre étudiants eux-mêmes et étudiants et enseignants. Un déboire, qui pourrait s’expliquer par une désorientation des jeunes au sein de leur propre famille, ainsi qu’au sein de la cité. Mais surtout du mode de gestion calamiteuse de l’AEEM, de son pouvoir et de son poids dans cet espace.
Selon le député Kalilou Ouattara, ancien professeur à la médecine pendant plus de 30 ans, l’AEEM est la base de tous les maux dont souffre l’enseignement supérieur. A ses dires l’AEEM est aujourd’hui un lieu d’affairisme et un lieu ou prend racines toute sorte d’iniquités au sein de l’espace universitaire. « L’AEEM est plus fort que le ministère » a-t-il laissé entendre. Avant de soutenir que l’AEEM est souvent la seule à décider du calendrier des examens en fonction de ses humeurs. Selon lui, au sein de l’espace universitaire même pour avoir une bourse, une chambre au campus il faudra avoir un ami à l’AEEM. « L’AEEM est trop fort » a-t-il déclaré avant de réclamer sa dissolution.
Si la dissolution de l’AEEM semble être la solution pour Kalilou Ouattara, son homologue Bakary Woyo Doumbia pense plutôt qu’il faudra réfléchir sur le type d’AEEM qui sied au besoin de l’enseignement supérieur. « La dissolution de l’AEEM nous conduira à un recul démocratique » a-t-il dit.
Selon lui, l’image qu’on retient de l’espace universitaire au Mali, demeure des scènes ou des étudiants entre eux mêmes prennent des coupes-coupes et des armes à feu les uns contre les autres. « Tout cela doit être assainit et doit aller ailleurs » a-t-il déclaré. Avant de souligner des cas de morts d’enseignants suite à ces violences.
Interroger sur la pertinence, la motivation, les sanctions et le nombre de décès enregistré dans l’espace universitaire, la ministre Assetou Founé Samaké Migan dira que la situation actuelle de l’Enseignement supérieur interpelle toute la nation entière. Selon elle, la résolution de cette flambée d’insécurité au sein de l’espace universitaire se gère étape par étape. D’où selon elle, une loi sur la question qui ne se propose pas de résoudre intégralement tous les maux de notre système universitaire, mais d’amoindrir la gravité de la situation. L’une des dispositions selon elle est la création des polices administratives dans les universités et grandes écoles afin d’assurer la sécurité intérieure. Cette police administrative, dit-elle sera formée par le ministère de la sécurité.
Se prononçant sur les sanctions elle dira que chaque université et grande école est régit selon ses textes par un règlement intérieur qui dispose des mesures de sanction en cas d’indiscipline d’un étudiant. C’est pourquoi, dit-elle, trois (3) étudiants qui auraient été reconnus coupables de mort ont été simplement et purement exclus.
Par Moïse Keïta
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