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Chouala sans sécurité
Publié le mardi 20 juin 2017  |  Le Reporter
Chouala
© Autre presse par DR
Chouala Bayaya Haidara
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Le jeune prêcheur international Chouala Bayaya Haïdara était parmi les marcheurs du samedi 17 juin 2017. Il s'est même adressé aux manifestants en leur disant de suivre à la lettre les mots d'ordre des responsables de la Plateforme «Antè abana», de répondre aux appels à la mobilisation à tout moment, surtout de se tenir prêts pour la cause citoyenne. «Je ne suis jamais allé à une marche. Mais aujourd'hui, c'est la vie de la nation qui est en cause. Je ne peux me concevoir en simple spectateur. C'est pour cela que je suis ici avec le Mali et les Maliens». De retour chez lui, à la maison, après avoir participé à cette grande marche, il s’est rendu compte que les autorités avaient rappelé les agents de police postés à son domicile. Au nombre de 4, il leur a été demandé de quitter la maison de Chouala et de ne plus assurer sa sécurité. Les 4 policiers ont alors plié bagages. Chouala a informé tous les responsables de la Plateforme «Antè abana» de la décision du gouvernement.
Un BRDM emporté
Tôt le samedi 17 juin, vers 4 h30, des hommes armés non identifiés à bord de 3 pick-up sont venus aux alentours de Bintagoungou, située à 45 Km de Goundam. Ils ont garé leurs véhicules, fait une marche à pied de quelques mètres. Ils ont aussi profité du moment où les gens étaient à la mosquée (prière de l'aube) pour attaquer un détachement de l'armée malienne. Plusieurs habitants, à cause de l'intensité des coups de feu, sont restés terrés chez eux. C'est quand les crépitements des armes se sont tués, que les rares fidèles ont commencé à quitter la mosquée pour leurs domiciles. Les plus curieux se sont dirigés directement vers le poste de l'armée. Le maire de Bintagoungou n'était pas sur place au moment de l'attaque. Mais, dès qu'il en a été informé, il est revenu aux côtés des siens en même temps que le renfort de l'armée malienne qui a quitté Goundam ville. C'est avec l'arrivée des soldats maliens que les gens ont pris connaissance du bilan : 5 morts, 4 blessés du côté des soldats maliens, 1 véhicule emporté et des portés disparus. Il y avait aussi les corps de deux assaillants. Les habitants de Bintagoungou affirment que les assaillants sont repartis avec un BRDM de l'armée malienne.


Fare, premier
Lors de la marche historique du 17 juin, toute la jeunesse du pays s'est mobilisée pour barrer la route au projet de la honte, d'IBKLAND, parce que le texte est en sa faveur. Ça a été la marche de l'union, de la solidarité et surtout pacifique et citoyenne. Les jeunes des Fare, qui ont tiré les leçons des marches précédentes, étaient les premiers à arriver à la place de la Liberté. Ils se sont réunis en groupe et par commune pour faire une convergence. C'est pour cela que sur les premières images, on aperçoit Ahousseni Abba Maïga, Amadou Cissé Kamalenkountigi, Sadio Tangara, Fare Madou et les autres. Avec les autres jeunes de la Plateforme «Antè abana», ils ont joué leur partition dans le bon déroulement de la marche, l'encadrement, la sécurité des personnalités, mais aussi dans l'animation de la Place de la Liberté à la Bourse du Travail. Comme les jeunes, les femmes et les leaders de la Maison Bleue étaient tous de cette grande marche. Le président Modibo Sidibé était dans la foule, tout comme Abouba-Kar Traoré, Sinalou Diawara, Souleymane Koné, etc.
La mauvaise foi
Le gouverneur de Bamako informé de la marche l'a autorisée, même si on sait qu'une marche n'a pas besoin d'autorisation. Il suffit d'une déclaration indiquant l'itinéraire de la marche et c'est aux autorités de prendre des dispositions. Malgré tout cela les autorités ont joué à la mauvaise foi ; elles ont coupé les réseaux sociaux, les trois ponts de Bamako aussi. Les émissions de certaines radios étaient brouillées, sans oublier la coupure d'électricité au niveau de la Bourse du Travail. Mais malgré tout, les Maliens sont sortis en masse pour dire non et non au projet de révision constitutionnelle. Rien n'a pu empêcher cette mobilisation mémorable à Bamako. C'est pour cela que la date du 17 juin 2017 s'inscrit en lettres d'or dans les annales des dates historiques au Mali. Ils étaient nombreux avec Soumaïla Cissé (URD), Amadou Thiam (ADP-Maliba), Daba Diawara (PIDS), Mamadou Sidibé (PRVM), Ousmane Sy, Madame Sy Kadiatou Sow (Adema association), Hamadoun Amion Guindo (CSTM), Zoumana Sako (CNAS), Modibo Sidibé (Fare), Tiébilé Drame (PARENA), 40 députés, Rasbath, Chouala Bayaya Haïdara, Seydou Diawara dit Martin. Bakary Doumbia Fecong, tous les jeunes leaders d'associations et des milliers d'anonymes qu'on ne pourra pas tous citer.
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