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Nomination des sénateurs : L’Honorable Soumaïla Cissé en panne de lucidité ?
Publié le vendredi 14 juillet 2017  |  L'Observatoire
Conférence
© aBamako.com par Momo
Conférence de presse de Soumaila Cissé
Bamako, le 24 mai 2016 Soumaila Cissé a organisé une Conférence de presse sur l’affaire des 27 milliards de L’UEMOA a la maison de la presse
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Tout en continuant d’affirmer que c’est le président de la République qui « va choisir le tiers des sénateurs », l’Honorable Soumaïla Cissé a ignoré que le tiers de sénateurs dont il est question dans le projet de révision constitutionnelle sera nommé après leur désignation par une loi organique bien définie. Une méconnaissance qui n’honore pas notre Honorable.

La loi 2017-31/AN-RM du 3 juin 2017 portant sur le projet de révision constitutionnelle adopté par l’Assemblée Nationale, beaucoup sont les opposants à se livrer à des interprétations tendancieuses sur fond d’analyses de toute nature, fausses ou vraies, comme bon leur semble.



Sur fond du projet en cour, la Plateforme « Antè, A Bana, Ne touche pas à ma Constitution », regroupant l’opposition politique et certaines associations, fonde l’essentiel de ses contestations sur l’article 118 de la Constitution de 1992 qui prohibe la tenue d’un référendum en cas où l’intégrité territoriale du pays est menacée et sur le fait que le choix d’une partie des Sénateurs revient au Président de la République.

D’abord sur la création du Sénat, l’Honorable Soumaïla Cissé semble avoir une idée différente de celles du reste des membres de la Plateforme. Si, pour les uns, il n’est point question de mettre en place le Sénat qu’ils jugent en même temps budgétivore, l’Honorable Cissé, de son côté, a dû reconnaitre la nécessité de cette institution, quand il a affirmé sur une chaine internationale que «nous ne contestons pas le Sénat en tant que tel » ; car, «c’était prévu dans les Accords, mieux c’était prévu dans les tentatives de révision de la Constitution ultérieurement».

«Nous sommes d’accord qu’il y a des Sénateurs qui peuvent être particuliers compte tenu de la situation de notre pays : on peut prendre des Religieux, on peut prendre des Chefs traditionnels, etc.», a renchéri le Président de l’URD.

Une telle affirmation crée la dichotomie entre l’Honorable Cissé et ses amis de la plateforme et marque, certes, son avancée sur les autres.

Mais, cependant, l’Honorable Soumaïla Cissé semble être en panne de lucidité par rapport à la méthode de choix et de confirmation de ces derniers.

En effet, en déclarant que « c’est que le Président peut se choisir lui-même le tiers des Sénateurs, qu’on laisse les Religieux choisir leurs Sénateurs», non seulement l’Honorable a méconnu le sujet, mais, il aurait également ignoré les procédures requises dans le choix des Sénateurs.

En fait, les Sénateurs ne seront pas choisis par le Président de la République comme le pensent l’Honorable et certains opposants à la révision, mais ils seront nommés par le Président de la République après être désignés par une loi organique qui déterminera qui peuvent être Sénateurs.

Là encore, il faut être précis par le fait que ces personnes qui seront concernées seront désignées par une entité différente du Président de la République. Bref, le Président de la République confirme officiellement un choix en procédant à la nomination des personnes choisies légalement.



C.A



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