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Polémique autour de la révision constitutionnelle : Les Maliens doivent faire bloc autour de l’essentiel
Publié le lundi 31 juillet 2017  |  Le Sursaut
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© aBamako.com par FS
Marche de la plateforme Antè a bana contre la révision constitutionnelle
La marche de la plateforme Antè a bana contre la révision constitutionnelle a eu le samedi 15 Juillet 2017.
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A y voir de près il n’est pas exagéré d’affirmer que la grande majorité des Maliens n’ont pas suffisamment tiré de leçon des malheureux événements de 2012. Pour preuve, pendant qu’une partie du territoire est encore sous contrôle des groupes armés, au lieu de faire bloc autour de l’essentiel, le Mali, le peuple dans toute sa composante se livre en spectacle et les gens s’insultent au nom du ‘’OUI’’ et du ‘’NON’’. A quand une prise de conscience réelle pour sauver la patrie en danger ?

Le Mali est l’un des pays où la population est faiblement alphabétisée, avec un taux de 22% selon certaines statistiques. Ce taux relativement faible traduit peut être l’incapacité d’une frange importante de la population à faire un choix raisonnable face à des situations critiques, laissant la voie libre à des manipulations de tout genre.



D’ailleurs l’analyse des récents évènements qui se sont déroulés dans notre pays permet de comprendre à quel point l’on s’est détourné du vrai combat, celui du maintien de notre processus de développement, par ricochet notre émergence. Cependant, cette déviation est la résultante d’un certain nombre de comportements et d’actes posés. Il s’agit de la naïveté, de l’ignorance et des règlements de compte.

Le peuple dans son ignorance est maintenu dans une certaine forme de captivité. C’est la raison pour laquelle, il est régulièrement manipulé par des hommes politiques et des soi-disant leaders d’opinion véreux, prêts à tout pour arriver à leur fin.

L’acclamation du coup d’Etat de 2012, par une partie de la population, contre le président Amadou Toumani Touré, à quelques mois de la fin de son mandat illustre en partie, l’immaturité de notre peuple. De par cet acte, l’intégrité territoriale a été mise en cause. Deux tiers du territoire national ont été occupés par les groupes terroristes et rebelles qui ont semé la terreur. Et le Mali a été humilié à la face du monde. Avant que des forces internationales viennent à sa rescousse mais sans pouvoir, rétablir l’intégrité territoriale.

Ainsi le processus de normalisation enclenché après les élections présidentielles de 2013 avait suscité de l’espoir aux Maliens. Beaucoup d’observateurs avaient cru qu’ils allaient tirer des leçons de cette crise multidimensionnelle. Mais l’espoir s’est vite envolé quelque temps après la prise de fonction du nouveau président élu en la personne de Ibrahim Boubacar Keïta. Qui sera très vite rattrapé par la mauvaise gouvernance, la reconquête de l’intégrité territoriale, le chômage etc. Lui mettant dessus la pression, certains compatriotes ignorent superbement qu’il n’a pas hérité d’un pays normal.

Et pour empoisonner le climat social, certains hommes politiques ne ratent aucune occasion pour peindre tout le tableau en noir. La question de la révision constitutionnelle est venue renforcer cet état de fait. Il parait évident qu’à cette allure, si l’on ne se ressaisit pas en prenant conscience de la gravité de la situation en se démarquant des jeux diaboliques des hommes politiques, pour prendre son destin en main, le pays ira droit au mur.

Par Moïse Keïta

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