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Massacres de civils – découverte de tombes anonymes: les États-Unis appellent à traduire les acteurs en justice
Publié le mercredi 2 aout 2017  |  Info Matin
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© aBamako.com par FS
Lancement officiel du site web de l`EPU
L`ambassadeur des Etats Unis au Mali et le représentant du Ministre de la Justice ont procédé le Mardi 6 Octobre 2015 au lancement officiel du site web de l`EPU à l`Hôtel Radisson. Photo: Paul A. Folmsbee, ambassadeur des Etats Unis au Mali
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Se montrant grandement préoccupés par les rapports faisant état de massacres de civils en guise de représailles et la découverte de tombes anonymes dans les zones de conflit entre la CMA et le Gatia, les États-Unis appellent à traduire les auteurs, si les allégations se révèlent avérées, devant la justice.

La tension qui était montée d’un cran dans la localité de Ménaka entre les groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation s’apaise peu à peu. Une partie des combattants des ex-rebelles de Kidal, qui était rentrée dans la ville samedi 29 juillet, s’est retirée de la zone après en avoir chassé le Gatia qui contrôlait les lieux, sans avoir eu recours, dit-on, à un seul coup de feu.
L’entrée des éléments de la CMA à Ménaka est intervenue deux jours après d’intenses combats autour de Kidal, entre ces derniers et les combattants du Groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), qui ont subi de lourdes pertes.
Ces affrontements entre groupes pourtant signataires de l’accord pour la paix is-su du processus d’Alger, conclu sous l’égide d’une médiation internationale con-duite par l’Algérie, ont compromise à nouveau le calendrier d’application de cer-taines dispositions clé de cet accord, établi en juin dernier de commun accord avec les parties maliennes.
Ménaka est depuis mars dirigée par une des autorités intérimaires prévues par l’accord de paix, présidée par Abdoul Wahab Ag Ahmed Mohamed, du Mouve-ment pour le salut de l’Azawad (MSA).
Le MSA, issu d’une scission d’un groupe de la CMA en septembre, s’est ensuite rapproché du Gatia, menant notamment des patrouilles conjointes avec ce groupe dans la région de Ménaka.
En vertu de l’accord de paix, les autorités intérimaires doivent gérer les cinq ré-gions administratives du Nord, en attendant l’élection par la population d’assemblées dotées de pouvoirs importants.
Le bilan qui reste diversement apprécié du côté des belligérants fait état d’une vingtaine de personnes tuées, mercredi et jeudi, lors d’affrontements entre les deux mouvements armés. Les combats ont fait plusieurs blessés de part et d’autre alors qu’une dizaine de combattants ont également été fait prisonniers.
Le Gouvernement a condamné cette reprise des hostilités et ce regain de vio-lence au moment même où avec la Communauté internationale et les parties prenantes, tous les efforts sont en train d’être déployés pour arriver à une paix durable, gage d’un retour de la stabilité et de la reprise des actions de dévelop-pement.
En emboitant le pas aux autorités du pays, les États-Unis condamnent aussi les violations récurrentes du cessez-le-feu qui ont eu lieu ces derniers entre les groupes armés signataires de l’accord de paix d’Alger de 2015.
Dans une déclaration signée le 31 juillet, dont une copie nous est parvenue, le Département d’État des États-Unis à Washington exhorte les parties au conflit à « cesser immédiatement les hostilités et à respecter strictement leurs obligations en vertu du droit international humanitaire et à respecter les droits de l’homme, en particulier en ce qui concerne les civils et les prisonniers ».
Se montrant grandement préoccupés par les rapports faisant état de massacres de civils en guise de représailles et la découverte de tombes anonymes dans les zones de conflit, les États-Unis tiennent responsables les belligérants de ces actes répréhensibles avant d’appeler à des sanctions contre les présumés au-teurs de tels forfaits.
« Nous nous félicitons des enquêtes menées par la mission de maintien de la paix de l’ONU, la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA). Si les allégations se révèlent avérées, les auteurs doivent être traduits en justice », précise le communiqué.

Souscrivant pleinement aux efforts visant à rapprocher les parties « pour se mettre d’accord sur la cessation des hostilités et nous déplorons l’incapacité des parties dans ce domaine », le pays de l’Oncle Sam appelle toutes les parties à redoubler d’efforts pour se conformer au cessez-le-feu et à mettre pleinement en œuvre l’accord de paix d’Alger.
Par ailleurs, les États-Unis réaffirment leur accompagnement et leur soutien au peuple du Mali, qui « travaille à la construction d’un pays pacifique, prospère et uni ».
Aussi, les Usa se disent disposer à accompagner les efforts des États du G5-Sahel (le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger) pour créer une force commune et entreprendre d’autres actions dans le but de remédier aux me-naces qui déstabilisent le Mali et d’autres parties de la région et qui rendent une paix durable beaucoup plus insaisissable.

Par Mohamed D. DIAWARA
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