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Insertion des diplômés de l’enseignement technique et professionnel au Mali : L’ONEF publie ses premiers résultats
Publié le mardi 8 aout 2017  |  Le Républicain
Cérémonie
© aBamako.com par momo
Cérémonie de remise des véhicules à l’ONEF
Bamako, le 29 septembre 2016 le ministre Mahamane Baby a remis des clefs des véhicules aux chefs et directeurs des services déconcentrés de son département au siège de l’ONEF.
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Le secrétaire général du Ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Zoumana Satao, a présidé, le 3 Août 2017, au Conseil national du patronat du Mali, les travaux de restitution des résultats de l’étude sur l’Insertion des diplômés de l’enseignement technique et professionnelle (IDETP) au Mali. Ledit rapport, premier du genre produit par l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (ONEF) sur l’insertion des diplômés, a été fait grâce au soutien financier de la Banque Mondiale à travers le Projet de développement des compétences et emploi des jeunes (Procej).

L’étude, débuté en juin pour prendre fin en juillet 2016, a permis d’interviewer 1593 diplômés de l’enseignement technique et professionnel de la promotion 2013 sur leurs parcours d’insertion professionnelle sur le marché du travail trois ans après la fin de leurs études. Les résultats obtenus sur cet échantillon ont été extrapolés à l’ensemble des 9835 diplômés de 2013. Il ressort que le taux d’emploi global des diplômés de 2013 au moment de l’enquête est de 43,5 %. Il est de l’ordre, poursuit le rapport, de 49,9 % pour les hommes et 32,0 % pour les femmes. Selon les groupes de filières (comptabilité, banque agent administratif, électricité, et électronique et BTP, etc.), indique le rapport, on observe des taux d’emploi élevés chez les diplômés en plomberie, suivis des douanes et impôts, l’agriculture, la géologie avec respectivement 60,9 %, 59,5 %, et 57,7 %.

Le rapport souligne aussi que plus de 75 % des emplois salariés ont une rémunération supérieure à 35 000 F Cfa. 39,2 %, dit-il, ont un salaire mensuel compris entre 35000 FCFA et 75 000 F Cfa ; 18,9 % ont un salaire compris entre 75 000 F Cfa et 100 000 F Cfa ; et 17, 8 % perçoivent un salaire supérieur à 100 000 F Cfa. Au total, poursuit le rapport, 18 % des diplômés de 2013 ont obtenu leur premier emploi en moins d’un mois et 41,3 % d’entre eux ont accédé à leur premier emploi entre 1 et 6 mois après l’obtention du diplôme. Selon l’étude, une part importante des diplômés spécialisés dans les groupes de filières, telles que la géologie, l’agriculture et l’administration, met plus d’un an pour accéder à leur premier emploi avec respectivement 40,3 %, 35,4 % et 31,9 %.

Sur l’ensemble des diplômés, publie le rapport, 64,5 % occupent des emplois qui sont en adéquation avec leur formation. Contrairement aux hommes, ajoute-t-il, une part importante des femmes (70,6 %) occupe des emplois en adéquation avec leur formation. Suivant les groupes de filière, à l’exception des BTP, étale le rapport, le taux d’adéquation de l’emploi dépasse les 50 % pour l’ensemble des groupes de filière. Il est supérieur à 70% pou les groupes de filières, comme la santé, la Plomberie, la mécanique, la géologie, la Boulangerie et Pâtisserie et l’Agriculture. D’après l’étude, le taux de chômage le plus élevé s’observe chez les diplômés des groupes de filières : agents administratif, boulangerie, et pâtisserie, mécanique et comptabilité et banque avec respectivement 54,5 %, 48,3 %, 38,7 %, et 37,1 % de taux de chômage au moment de l’enquête.

En somme, précise le rapport, ces constats ont permis de formuler des recommandations. D’abord, sensibiliser les femmes pour qu’elles s’orientent plus vers les filières industrielles ; réaliser spécifiquement une étude sur l’insertion des diplômés des groupes de filières géologie, administration ; mettre un accent sur la formation dans les filières industrielles au niveau du CAP. Les diplômés en CAP dans les filières tertiaires sont plus touchés par le chômage, ce qui les pousse le plus souvent à poursuivre leur formation.

Pour le secrétaire général du ministère de l’emploi et de la formation professionnelle, Zoumana Satao, la création des 200 000 emplois promis par les plus hautes autorités passe par la mise en œuvre d’actions concrètes visant à promouvoir la création d’emploi, mais aussi l’amélioration de l’offre de formation en général et celle de la formation technique et professionnelle en particulier. Cette étude visait à produire sur al base d’enquête de terrain des indicateurs pertinents et des analyses approfondies sur le devenir professionnel des diplômés de l’enseignement technique et professionnel au Mali en vue de les mettre à la disposition des décideurs et des structures concernées pour les aider dans la prise de décision.

Hadama B. Fofana
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