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Mali : la MINUSMA déterminée à poursuivre son enquête sur des violations présumées des droits de l’homme près de Kidal
Publié le mardi 8 aout 2017  |  ONU
ONU-FEMMES:
© aBamako.com par Momo
ONU-FEMMES: Forum des Femmes pour la Paix et la Sécurité
Bamako, le 3 Avril l`ONU-Femmes en partenariat avec la MINUSMA et le NDI a organisé le forum des femmes sur la paix et la securite à l`hôtel Salam.
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7 août 2017 – La Mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) s'est déclarée déterminée à poursuivre son enquête sur les allégations d'abus et de violations graves des droits de l'homme par deux groupes armés signataires de l'Accord de paix, la Plateforme et la Coordination des Mouvements de l'Azawad, dans la région de Kidal, au nord du pays.

La MINUSMA a déployé, conformément à son mandat, des équipes de la Division des droits de l'homme et de la protection, afin d'enquêter et de documenter ces éventuels abus et violations, notamment à Anéfis, où l'existence de charniers a été rapportée.

« Sur les 67 allégations, 34 ont pu être corroborées et confirmées, parmi lesquelles figurent notamment des disparitions forcées d'individus, y compris celles de mineurs, des cas d'enlèvement et de mauvais traitements, ainsi que des cas de destructions, d'incendie et de vols », a précisé la MINUSMA dans un communiqué de presse.

S'agissant d'Anéfis, les équipes ont pu constater sur place l'existence de tombes individuelles et de fosses communes, mais ne sont pas en mesure d'établir à ce stade ni le nombre de personnes enterrées, ni les circonstances de leur décès.

La MINUSMA s'est dite « déterminée à faire toute la lumière, entre autres, sur le sort des personnes disparues » et à « poursuivre les enquêtes ».

« La MINUSMA rappelle à toutes les parties concernées que les abus et les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire perpétrés à l'encontre de civils ou de combattants désarmés, exposent leurs présumés auteurs et/ou complices à engager leur responsabilité individuelle ou de commandement devant les juridictions compétentes », souligne le communiqué.

La Mission s'est aussi dite « extrêmement préoccupée de la possible présence de mineurs parmi les rangs des mouvements signataires, ce qui constitue de graves violations des droits de l'enfant en période de conflit armé ». Elle a exhorté les mouvements signataires à une cessation immédiate des hostilités afin de renouer un dialogue apaisé et constructif, indispensable à la poursuite de la mise en œuvre de l'Accord de paix.

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