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Mark Bristow, directeur exécutif de la société Randgold face à la presse : «L’or ne brille pas, ça se dit toujours. Mais est-ce que ça correspond à la réalité ?»
Publié le samedi 26 aout 2017  |  Le Reporter
Mark
© Autre presse par DR
Mark Bristow ,Le directeur général de Randgold Resources
Le directeur général de Randgold Resources
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Le directeur exécutif de la société Randgold, Mark Bristow, était face à la presse le mercredi 26 juillet à l’hôtel Onomo, pour parler de la situation générale de sa société. Il était accompagné du directeur des opérations pour l’Afrique de l’Ouest, Chaaka Berthé ; du directeur général du complexe Loulou-Gounkoto, Tayirou Ballo, et du directeur général de la mine de Morila, Drissa Arama. À la fin de cette conférence de presse, la Fondation Nos vies en partage de la société Randgold a fait des dons en argent d’une valeur de 85.500.000 Fcfa à 8 structures qui s’occupent d’enfants défavorisés.

Les opérations de Randgold Ressources au Mali continuent de réaliser des performances robustes et la récente décision de la société d’entreprendre le développement du super puits de Gounkoto atteste de l’engagement du groupe vis-à-vis de l’industrie minière du pays, a indiqué le directeur exécutif, Mark Bristow, au cours de cette conférence de presse. Il a souligné que les succès continuels de l’exploration sur les permis de Loulou et de Gounkoto ont permis de remplacer tout l’or extrait l’année dernière, et continuent de délivrer des réserves et des ressources additionnelles. Les travaux de préparation entrepris aussi au niveau du super puits de Gounkoto vont renforcer la position du complexe, comme un producteur à long terme de 600.000 onces au moins par an, a ajouté Mark Bristow.

En même temps, à Morila, selon lui, toutes les autorisations nécessaires pour le développement du satellite de Domba ont été obtenues après deux années de consultation avec les communautés, et l’exploitation devrait débuter en septembre de cette année. Le conférencier a aussi fait savoir que Morila a également trouvé un accord pour acquérir des portions des permis de la société Birimian à Ntiola et à Viper dont l’exploitation, en plus de Domba, permettra de prolonger la durée de vie de la mine à la fin de l’année 2019 et probablement en 2020. L’importance de ces développements, aux dires de Mark Bristow, était qu’ils vont sécuriser la capacité de Morila de financer éventuellement son plan de fermeture ainsi que l’incarnation de l’après mine en centre d’agro-business conformément à l’objectif du gouvernement de renforcement de l’agriculture comme base de l’économie.

Selon toujours le directeur exécutif de la société Randgold, bien qu’il y ait un nombre de nouvelles mines en vue au Mali, l’avenir de l’industrie aurifère dépendra des succès de l’exploration pour la prochaine génération de découvertes et la capacité du pays d’attirer les investissements nécessaires.

Sur la question de savoir si le code minier actuel et son régime fiscal sont suffisamment attractifs pour attirer les investisseurs étrangers, Mark Bristow a laissé entendre que l’industrie et le gouvernement, sous la direction du ministère des Mines, ont eu des entretiens constructifs à cet égard et sur d’autres points comme l’impact destructif de l’orpaillage illégal. «Nous avons convenu de travailler ensemble pour trouver des solutions mutuellement acceptables», a-t-il déclaré.

À propos des ennuis fiscaux de Randgold, M. Bristow a déclaré : «nous continuons nos discussions avec les autorités et nous espérons pouvoir parvenir à un règlement à l’amiable des dossiers pendants plutôt que le recours de nouveau à l’arbitrage. Nous avons eu avec le Mali et sa population un long partenariat mutuellement bénéfique et en fonction du prix de l’Or, la contribution de Randgold au Pib du Mali se situe entre 6 et 10% chaque année et il est évidemment de l’intérêt des deux parties de trouver une solution équitable à ce problème».

À la question récurrente, à savoir si l’Or brille pour les Maliens, Mark Bristow rétorque : «Dire que l’Or ne brille pas pour tous les Maliens, c’est l’émotionnel. Il n’y a aucun doute que les mines contribuent à faire en sorte que les Maliens puissent se nourrir, se soigner et avoir de meilleures conditions de vie. Nous faisons des écoles, des centres de santé, des routes, des forages et apportons de l’argent au trésor public. L’or ne brille pas, ça se dit toujours. Mais est-ce que ça correspond à la réalité ?»

Selon le directeur général du complexe Loulou-Gounkoto, Tayirou Ballo, cette mine n’a enregistré aucun incident environnemental majeur. Il a expliqué que ce complexe minier engrange des succès d’année en année dans la lutte contre le paludisme. Avant d’ajouter que tous les villages sont dotés d’école, d’eau potable, de tracteurs et de centres de santé.

Il faut noter qu’à la fin de cette conférence de presse, la Fondation nos vies en partage de la société Randgold a fait des dons en argent, d’une valeur de 85.500.000 Fcfa, à 8 structures s’occupant d’enfants défavorisés. Il s’agit de : le village SOS Enfants (12 millions), la pouponnière N°1 de Bamako (10 millions), le centre lueur d’espoir (10 millions), la pouponnière 2 (10 millions), Amaldeme (15.600.000), le centre de santé Nelson Mandela (8.500.000), l’association de recherche pour le développement intégré (4.495.000), et le village de Sanankoroni (10 millions).
Diango COULIBALY
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