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Spécial 22septembre: Région de Ségou : Bientôt des postes de sécurité
Publié le jeudi 21 septembre 2017  |  L’Essor
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© aBamako.com par A S
Le Président de la République rend hommage aux soldats tombés à Nampala
Le Président de la République SEM Ibrahim Boubacar KEITA rend hommage aux soldats tombés à Nampala le 21 Juillet 2016 à Segou
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L’extension de la couverture sécuritaire est en cours. Elle doit aboutir à une sécurisation intégrée

Le constat est patent et il est tout aussi inquiétant. De Niono à Nampala en passant par Diabali, Molodo, Dogofri, Sokolo, Monimpébougou, Doura jusqu’à cette zone dit de «l’Inter-fleuve» (intersection des cercles de Ké-Macina, de Ténenkou, de San, de Djenné et de Youwarou), l’insécurité s’est installée à demeure. Cette situation affecte les populations au cœur des zones de production agricole de la région de Ségou. Il y a aujourd’hui des zones qui échappent à tout contrôle sécuritaire. Elles sont devenues des terreaux fertiles pour le banditisme armé. Populations et représentants de l’Etat sont constamment l’objet de harcèlements, d’exactions, d’assassinats quand ils ne sont pas dépouillés de leurs biens. La peur s’est installée dans la 4è Région.
Bien qu’ayant fait l’objet de plusieurs ratissages menés par nos forces armées (avec parfois leurs alliés), la forêt de Ouagadou et l’Inter-fleuve restent des nids de bandits armés. Il y a donc urgence à agir et vite. Car l’insécurité a gagné tous les cercles de la région et constitue un risque pour les efforts d’investissement et de développement de la région en cours. Du fait de l’insécurité, on constate même l’arrêt ou le ralentissement dans l’exécution des grands projets d’aménagements agricoles dans les zones de Diabali, Molodo, Macina.

Des inquiétudes légitimes. La situation est si grave qu’à 20 km de la ville de Niono, c’est une situation d’insécurité récurrente qui prévaut. La plupart des services de l’administration sont absents, seul l’encadrement agricole et les acteurs commerciaux restent sur place.
Des bandits armés associés aux terroristes se sont installés et dictent leurs lois aux populations de la zone. Du coup, la principale préoccupation reste le retour de la paix et de la sécurité.
Les témoignages sont éloquents. « Ici, nous vivons quotidiennement la peur au ventre. Et notre quotidien est rythmé par les menaces, les intimidations, les extorsions. Des terroristes viennent s’approvisionner à leur guise dans nos magasins et repartent en proférant des menaces. Ils ont interdit la vente des boissons alcoolisées et imposent un accoutrement particulier aux femmes. Tous les services sont fermés. Seuls les agents de l’Office du Niger continuent à encadrer les populations », témoigne M. C, commerçant de Dogofry rencontré à Niono.
Pour lui, le retour de l’Etat est une impérieuse nécessité. « Je crains que ces gens s’installent durablement dans cette zone pour en faire des bases. Car, à la longue, les populations peuvent s’identifier à ses gens et devenir des complices voire des alliés », s’inquiète le commerçant. Le chef de l’exécutif régional, Georges Togo reconnaît la précarité de la situation sécuritaire de la région. « L’insécurité est la principale préoccupation de la région. Dans les cercles de Macina et Niono, les services de l’administration font régulièrement l’objet de pillages, d’enlèvements de véhicules. Sur le plan économique, les foires de Molodo, Dogofry, Diabaly, Sokolo (Cercle de Niono) et de Kokry, Nakry, Ké-Macina (Cercle de Macina) qui étaient des cadres d’échanges dynamiques, sont presque abandonnées aujourd’hui. Tandis que l’établissement des bandits le long de la frontière avec la République sœur de Mauritanie a engendré un ralentissement des échanges commerciaux inter-frontaliers jadis prospères », souligne le gouverneur.
Il annonce que des mesures idoines sont prises pour une couverture sécuritaire urgente de la région à travers la création de nouveaux postes de sécurité qui seront bientôt installés à Macina, Saye, Monimpébougou et Sokolo pour une sécurisation intégrée de la 4è région. « Mieux, le gouvernement à travers les départements de la Défense et de l’Administration territoriale affine des stratégies spécifiques pour la sécurisation intégrale de la région et le retour effectif de l’administration dans toutes les zones qui en sont aujourd’hui dépourvues. Pour l’ouverture des postes de sécurité, il faut surtout noter que les travaux de construction des locaux sont engagés ce qui constitue un pas fondamental. Aujourd’hui, je peux vous assurer que les choses bougent à grands pas et l’espoir est permis », assure le premier responsable de la région.
D’autres mesures préconisées sont le renforcement des moyens humains, logistiques et matériels des unités opérationnelles déjà présentes, la répartition rationnelle des effectifs militaires dans les zones d’insécurité, la création d’un poste militaire basé soit dans les secteurs de Sokolo, Dogofri, Monimpébougou, Dioura, Timissa, soit dans l’Inter-fleuve. Il a été proposé également l’implantation d’un peloton de la Garde nationale dans chaque arrondissement et d’une compagnie de ce même corps dans chaque cercle afin d’assurer l’occupation du terrain par les forces de défense et de sécurité, l’installation d’un service de la protection civile et d’un commissariat de police à Bla et l’ouverture d’un poste de Gendarmerie à Falo.
Doussou DJIRÉ
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