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Projet « Ensemble vers la réconciliation et la paix » : Un appui conséquent au ministère de la réconciliation
Publié le mardi 26 septembre 2017  |  L’Essor
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© aBamako.com par A S
Le premier conseil des ministres du gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA
Le premier conseil des ministres du gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA s`est tenu à Koulouba le Dimanche 16 Avril 2017. Photo: Monsieur Mohamed EL MOCTA
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Le ministre de la Réconciliation nationale, Mohamed El Moctar, accompagné de son collègue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Traoré Oumou Touré, a procédé hier au lancement officiel du Projet «Ensemble vers la réconciliation et la paix». C’était à l’hôtel Radisson Blu, en présence du haut représentant du chef de l’Etat dans les négociations, Mamadou Diagouraga, du représentant de la Commission justice, vérité et réconciliation et des responsables de structures et partenaires travaillant pour la réconciliation et la paix dans notre pays.
Le ministère en charge de la Réconciliation nationale, dans le cadre de sa politique, a élaboré une stratégie assortie d’un plan d’action qui repose sur trois axes. Il s’agit de l’axe de la promotion de la paix, la réconciliation nationale et la cohésion sociale, celui de soutien et accompagnement des actions de réconciliation nationale et, enfin, l’axe de renforcement des capacités de pilotage et de suivi du processus de réconciliation nationale.
Dans la mise en œuvre du plan d’action, le département a reçu un peu plus de deux millions d’euros, soit un peu plus de 1,4 milliards de Fcfa de subvention du Fonds européen de développement (FED), à travers le Programme d’appui à la réconciliation nationale et à la résolution du conflit au Mali (ARCOMA). Cet appui est destiné à couvrir le coût de l’action : Ensemble vers la réconciliation pour la paix (ERP), un projet initié par le département et approuvé par la délégation de l’Union européenne (UE). L’objectif global est de contribuer, à travers la réconciliation, au retour de la paix, de la stabilité et de la cohésion entre les différentes communautés maliennes et, particulièrement, dans les régions affectées par la crise sécuritaire. Plus spécifiquement, il permettra d’appuyer le ministère de la Réconciliation nationale dans la mise en œuvre de son plan d’action, notamment l’opérationnalisation de ses mécanismes de dialogue.
Le projet va, notamment, former la coordination et les équipes régionales en gestion de projet et procédures FED, former les formateurs (équipes régionales) aux techniques de médiation, consensus, communication, à la citoyenneté et méthode du dialogue communautaire. Il programme aussi de réaliser une cartographie des acteurs intervenant dans la réconciliation pour une meilleure concertation et coordination des interventions sur le terrain, de concevoir un manuel d’éducation au civisme et à la citoyenneté et de l’imprimer à 5000 exemplaires.
Ce document servira d’outil pédagogique et didactique pour la formation des équipes régionales, des personnes ressources et comités de réconciliation. Enfin, le projet ambitionne de fournir l’équipement mobilier et immobilier nécessaire au fonctionnement opérationnel du mécanisme (7 régions sont concernées : Gao, Tombouctou, Kidal, Taoudéni, Ménaka, Mopti et Ségou). Il doit également réaliser une cartographie des conflits par région pour la mise en place de mécanisme de prévention et de gestion de conflits.
Un appui à la mise en place des comités de réconciliation dans 62 communes pilotes, dont 2 par cercle, identifiés par la cartographie sur les 31 cercles que comptent les 7 régions concernées, tout comme la formation des formateurs leaders d’opinion et la réalisation de la campagne d’éducation et sensibilisation au civisme et la citoyenneté en s’appuyant sur les comités de réconciliation, est aussi attendu.
D’autres activités intéressantes ont trait à l’organisation et l’animation de 13 dialogues communautaires qui réuniront 400 à 500 personnes en vue de renforcer la cohésion sociale et l’unité nationale et d’identifier les besoins, en termes de développement socio-économique. Le projet doit aussi appuyer la réalisation de 13 microprojets de soutien à la cohésion sociale.
L’initiative est pertinente car elle répondra à la nécessité de renforcer la tutelle dans l’accomplissement de son mandat, notamment en appuyant l’opérationnalisation de son plan d’action. Par ailleurs, il faut noter que les autorités locales seront impliquées dans les mécanismes de dialogue et de mise en œuvre des microprojets de cohésion sociale. Cette démarche contribuera au redéploiement de l’Etat à la base, à restaurer la confiance entre populations et Etat.
«L’UE soutient directement le ministère en charge de la Réconciliation dans la mise en œuvre de son plan d’actions et dans l’opérationnalisation des missions d’appui régional à la réconciliation nationale (MARN)», a rappelé l’ambassadeur de la Mission de l’UE, Alain Holleville. En effet, cette subvention va permettre au ministère de renforcer sa capacité à coordonner et mettre en œuvre la stratégie nationale de réconciliation.
Les activités prévues montrent qu’un tel «projet porte en lui les capacités à réconcilier les communautés par le biais du dialogue, de l’échange et par la promotion du civisme et de la citoyenneté», a expliqué le diplomate européen.
Quant au ministre Mohamed El Moctar, il a assuré que son département fonde beaucoup d’espoir sur ce projet qui, selon lui, constitue un jalon extrêmement important du Programme d’appui à la réconciliation.
Youssouf DOUMBIA
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