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Action gouvernementale : Un remaniement à haut risque ?
Publié le lundi 2 octobre 2017  |  Le Pouce
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© aBamako.com par A S
Le premier conseil des ministres du gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA
Le premier conseil des ministres du gouvernement Abdoulaye Idrissa MAIGA s`est tenu à Koulouba le Dimanche 16 Avril 2017.
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Selon les indiscrétions, le président de la République s’apprêterait à effectuer un remaniement ministériel. Le énième sous sa mandature. A seulement quelques mois des élections présidentielles, le président « IBK » prendrait un risque calculer en changeant d’attelage gouvernemental.
Après l’échec de la révision constitutionnelle – une suspension temporaire diront certains – il se dit dans les milieux politiques que le président « IBK » doit effectuer un remaniement ministériel en se débarrassant des ministres « paresseux » ou « incompétents » et en faisant entrer d’autres capables de rendre plus visible sa vision politique à quelques mois des élections présidentielles.



D’autres analyses soutiennent que le président de la République doit faire un clin d’œil à l’opposition en l’occurrence celle qui s’était formée contre le projet de révision constitutionnelle pour mieux tirer profit politiquement.

Ces bruits de salon se font presque chaque jour et pourraient être l’œuvre de personnes très intéressées par le remaniement ministériel espérant se faire une place au soleil par les nouvelles nominations.

En vérité, rien n’interdit au président « IBK » d’effectuer aujourd’hui un remaniement ministériel. Rien ne le contraint non plus à le faire.

Mais quand on analyse la situation politique actuelle du pays, on peut dire qu’un remaniement ministériel serait un pari risqué auquel le président « IBK » se livrerait pour la simple raison que les arrivants n’auront pas assez de temps pour concrétiser leurs actions. A moins qu’ils ne soient nommés qu’à titre de récompense.

Le programme social d’urgence qui est considéré comme une réponse à la demande sociale des populations, est déjà en marche. Et chaque ministre actuel été invité à inscrire les actions de son département dans cette dynamique.

Un remaniement ministériel couperait l’élan de cette dynamique même s’il faut reconnaitre que certains détenteurs de portefeuilles ministériels font office de simples figurants dans un gouvernement que le chef de l’Etat voulait au départ actif et offensif.

Faut-il pour autant chercher à sortir les mauvaises graines et à les remplacer par d’autres avec le risque de tomber sur pire ?

Le gouvernement est à son énième remaniement. C’est la preuve que le président, durant tout son mandat, était à la recherche des meilleurs. Les a-t-il un jour trouvé ? Les avis diffèrent sur la question. Et l’actuel gouvernement, est loin de faire l’unanimité. Une raison de plus pour pousser « IBK » à faire un remaniement ? Lui seul à la réponse.

Mais si remaniement il devrait y avoir, celui-ci devrait refléter la vision actuelle des populations dont une grande partie veut encore croire au « rêve IBK ».

Elu en 2013 avec plus de 70% des suffrages, le président « IBK » incarnait l’espoir d’un peuple déçu par ses dirigeants. Ce peuple a longtemps réclamé justice, emploi, étude, autosuffisance alimentaire, meilleur logement, meilleures routes, honneur, dignité etc. Toujours trompé, IBK cherche à combler les attentes de ses mandants.

A moins d’un an de la fin de son mandat et alors que les yeux se tournent vers les futures élections présidentielles, le président « IBK » doit se demander s’il a toujours fait le bon choix des hommes qui devraient l’aider à concrétiser son projet.

Avec quatre premiers ministres, avec des ministres au gouvernement différents dont certains vont et viennent, le président « IBK » ne doit pas être satisfait du travail de ses collaborateurs. Le mauvais casting est-il passé par là ?

Alors, va-t-il opérer un dernier remaniement ministériel rien que pour satisfaire ou récompenser certains fidèles ou attendrir des « ennemis ». Le remaniement n’est pas la solution, s’il veut briguer un second mandat. Attendons pour voir !

Tièmoko Traoré
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