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Présidentielle 2018 : l’incontournable Paris
Publié le jeudi 5 octobre 2017  |  Libération
Primature:
© aBamako.com par mouhamar
Primature: La passation de pouvoirs entre le PM sortant Moussa Mara et le PM entrant, Modibo Keita
Bamako, le 09 janvier 2015. La passation de pouvoirs entre le Premier ministre sortant, Moussa Mara et le Premier ministre entrant, Modibo Keita a eu lieu ce vendredi à la Primature.  
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Après l’ancien Premier ministre Moussa Mara, le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, vient de séjourner à Paris. Les deux hommes ont rencontré presque les mêmes personnalités françaises et évoqué les mêmes sujets. La capitale française serait-elle un passage obligé pour nos candidats à la présidentielle ?

Il faut croire que si. L’ex-colon a encore son mot à dire dans le choix de notre président de la République. Ce n’est certainement pas l’actuel président de la République qui dira le contraire. Hormis le soutien populaire à sa candidature en 2013, il a bien obtenu la bénédiction de Paris.

Quatre ans plus tard, après son élection, il ne semble pas entretenir de bonnes relations avec Paris. L’affaire Tomi n’est que la face visible de l’iceberg. Ce qui pourrait peut-être motiver ses challengers à lorgner du côté de Paris en quête de son soutien.

Après l’ancien Premier ministre Moussa Mara, le chef de file de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé, vient de séjourner à Paris. Les deux hommes politiques maliens ont rencontré presque les mêmes personnalités françaises et évoqué les mêmes sujets. Les mêmes personnes : Rémi Maréchaux, directeur Afrique du Quai d’Orsay, et Franck Paris, conseiller Afrique d’Emmanuel Macron. Les mêmes sujets : lutte contre le terrorisme et l’insécurité, mise en œuvre de l’accord de paix dans le Nord, avenir de la force Barkhane, gestion de l’immigration clandestine… Enfin, tout ce qui peut un peu relever de la responsabilité d’un président de la République. Il faut donc voir en filigrane une recherche de soutien de Paris.

Moussa Mara, du 11 au 15 septembre ; Soumaïla Cissé, du 26 au 30 septembre. Le même mois donc, à quelques jours d’intervalle et à quelques mois de la présidentielle. La précampagne bat son plein. Même du côté de Koulouba où, pour se faire une nouvelle virginité, l’on nous fait croire à un regain de popularité du président de la République. Lequel s’offre la visite de notabilités de Koutiala (sa ville natale).

Il n’a d’ailleurs pas manqué d’envoyer ce message fort : «Vous pouvez être reconnu à Paris, Londres, Bruxelles ou Washington, si dans votre petit village natal on ne vous reconnaît pas, cela vous disqualifie de toutes qualités humaines, sociales. Je considère Koutiala comme le lieu à partir duquel tout fut possible : lieu de naissance, lieu d’éducation primaire et de vie sociale fondamentale… Que ceux qui viennent de cette grande ville économique, importante pour l’économie du Mali, aient tenu à venir aujourd’hui (Ndlr : samedi dernier pendant que Soumaïla Cissé était encore à Paris) en rang serré me dire la chaleur de leur amitié, de leur fraternité, de leur accompagnement ne pouvait pas me laisser indifférent». Simple concours de circonstances ?

En gros, les potentiels candidats à la présidentielle fourbissent leurs armes. Et la capitale française, Paris, paraît bizarrement incontournable même sur le chemin de Koulouba, à Bamako, au Mali.

Dioncounda Samaké
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