Très active au Mali, très discrète en Centrafrique, la politique africaine de la France fait débat. Jusqu’au mois de mai dernier, Alain Juppé était le ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy. Aujourd’hui, c’est l’une des figures de l’opposition française. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac répond aux questions de Christophe Boisbouvier.
RFI : Au Mali, il y a actuellement quelque 4 000 soldats français. A la fin de l’année, il n’y en aura plus que 1 000. Est-ce que c’est un bon calendrier de retrait ou pas ?
Alain Juppé : C’est un nouveau calendrier puisqu’à l’origine le président de la République avait parlé d’un retrait total dans des délais beaucoup plus rapides. Cela dit, l’opération nécessite le maintien aujourd’hui d’une présence française. J’ai approuvé le principe de cette intervention parce que si nous n’avions rien fait, le risque de voir les terroristes s’emparer de Bamako avec les conséquences sismiques sur l’ensemble de la sous-région était très élevé. Mais qu’est-ce qu’il se passe à Bamako ? Comment va-t-on contribuer à rétablir un ordre constitutionnel ? Est-ce que les élections vont véritablement se tenir ? La France doit être active sur le plan diplomatique pour, avec les pays de la région, favoriser cette stabilisation du régime de Bamako.... suite de l'article sur RFI