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Présidentielle 2018, G5-SAHEL, MINUSMA… : La présidente des femmes du Parlement sans langue de bois
Publié le lundi 30 octobre 2017  |  L’Indicateur Renouveau
Cérémonie
© aBamako.com par mouhamar
Cérémonie d`ouverture de la première édition du Festi` Bazin
Bamako, le 04 Septembre 2014 au Palais des sports. Madame le ministre de la culture, Ndiaye Ramatoulaye Diallo a présidé ce jeudi, la cérémonie d` ouverture de la première édition du festival de Bazin (FESTI`BAZIN) qui se tient du 04 au 06 Septembre 2014.Photo: Haidara Aissata CISSE dit Chato, député du parlement malien.
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Invitée d’Africable, mardi 24 octobre 2017, la présidente des femmes du Parlement africain, l’honorable Haïdara Aïchata Cissé dite Chato, s’est exprimée sur plusieurs sujets d’actualité, dont la présidentielle de 2018, la sécurité, le G5 Sahel, la Minusma, promotion du genre…
L’actualité malienne est aujourd’hui dominée par plusieurs sujets. En plus de l’épineuse question de la sécurité, les regards sont tournés depuis plusieurs semaines sur l’élection présidentielle de 2018, l’opérationnalisation du G5-Sahel, la difficile cohabitation des forces étrangères avec les populations locales…



Sur ces sujets, l’élue de Bourem, Mme Haïdara Aïchata Cissé dite Chato, a livré son point de vue. Si elle reconnait des avancées notables dans la gestion de la crise malienne, elle déplore néanmoins le comportement sur le terrain des forces étrangères.

Pour le député de Bourem, le G5-Sahel est opérationnel malgré le doute de départ. Sa réussite, a-t-elle assuré, nécessite une motivation financière des pays membres. “Le G5-Sahel est en marche. Au tout début les gens pensaient que c’était un rêve que les pays du Sahel se mettent ensemble pour créer quelque chose et le mettre en route. La force a été mise en place comme on pouvait s’y attendre. Je pense que le G5-Sahel est une très bonne chose. La question du financement se pose, mais les pays africains doivent prendre leur destin en main. Il faudrait bien qu’ils mettent la main à la poche. Je crois qu’ils ont compris. Au niveau de G5-Sahel les pays ont décidé de mettre la main à la poche pour ne pas toujours la tendre”, a-t-elle insisté.

L’avantage de l’opérationnalisation de cette force, selon elle, est que ses éléments connaissent le terrain. “Au G5-Sahel, les hommes connaissent le terrain contrairement à d’autres forces étrangères. Ce sont des gens qui peuvent avoir des moyens mais qui ne connaissent pas le terrain et qui peuvent même jouer un autre rôle. Ils peuvent même avoir un autre agenda”, a ajouté Chato.

Pour elle, les forces étrangères au Mali (Barkhane et Minusma) ne jouent pas leur rôle. “Moi je suis parlementaire, je n’ai pas peur de le dire. J’estime que les forces étrangères qui viennent chez nous ne jouent pas tout à fait leur rôle. Sur la Minusma et Barkhane, il y a beaucoup à redire parce que quand on voit des civils laissant même les terroristes de côté, quand on voit des groupes qui se battent entre eux et on n’intervient pas ou bien on prend parti pour un groupe contre un autre, ce n’est pas juste. Nous devons prendre notre destin en main et nous battre nous-mêmes pour notre pays”, a préconisé l’élue de Bourem.

A la question de savoir le si chemin de la paix est n’est pas long, l’invitée d’Africable télévision s’est montrée optimiste. “Le Mali a retrouvé le chemin de la paix, même si le chemin reste long quand-même. Quand ils parlent, très souvent, j’ai l’impression que les gens ne se rappellent pas d’où vient le Mali. Le Mali vient de très loin, on avait pratiquement perdu notre souveraineté, donc la tâche n’est pas du tout facile pour qui sait ce qui s’est passé en 2012, 2013, 2014 jusqu’à maintenant. On peut dire qu’à 70 % on est en train d’aller vers une paix sûre. Il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites, il y a eu beaucoup de concessions que le gouvernement a eu à faire, que les populations même ont eu à faire pour la paix et je pense que cette paix-là va arriver très bientôt. Ça ne va pas être facile, parce qu’il y a toujours des gens qui sont contre la paix par ce qu’ils ont leur agenda à eux”, a-t-elle souligné.

La présidente des femmes du Parlement africain ne se désespère pas quant à l’élection d’une femme comme présidente de la République du Mali. Quant à sa propre candidature pour la présidentielle de 2018, le sort est lié à la décision de son parti UM-RDA. “Je suis membre d’un parti politique, l’UM-RDA, qui soutient aujourd’hui le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita. Je suis derrière mon parti, sa position sera toujours la mienne”, a précisé Chato.

La question du genre au Mali est intervenue dans le débat. Selon Chato, il n’y a pas un décalage entre les textes et les faits. Selon elle, pour faire profiter aux femmes les différents textes les concernant, il faut juste les appliquer. “Il y a beaucoup de textes qui protègent les femmes. Le Mali est champion en ratification, mais dans l’application il y a problème et c’est là où le Parlement doit jouer son rôle. Les parlementaires doivent jouer leur rôle pour contrôler l’action du gouvernement. J’estime que ce qui a été signé et ratifié est important pas seulement pour les femmes, mais il y a beaucoup de lois pour protéger la jeune fille, les jeunes, les femmes, mais il faut les appliquer tout simplement”, a proposé Chato.

Youssouf Coulibaly

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