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Après la mise en place de la commission dialogue et réconciliation : Colère de la présidente de l’Association des veuves et victimes de guerre
Publié le jeudi 18 avril 2013  |  Le Prétoire




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Mme Kéita Djénéba Kéita est la présidente de l’Association des veuves et victimes de guerre. Actuellement en service à la Maternité de Kati, Mme Kéita fait partie des femmes qui ont marché sur Koulouba. Elle affiche fièrement qu’elle est une des instigatrices de la mutinerie des militaires de Kati qui aboutit au coup d’Etat du 22 mars 2012.. Mais comme tant d’autres, Mme Kéïta dit ne pas se reconnaitre dans la composition de la Commission dialogue et réconciliation (Cdr) mise en place récemment.
Après le Collectif des ressortissants du Nord (Coren), le Collectif des patriotes (Copa) et une association regroupant des noires tamasheqs (Temedt), c’est au tour de Mme Kéïta Djénéba Kéita, présidente de l’Association des veuves et victimes de guerre, d’exprimer son mécontentement quant à la composition de ladite commission. Aussi, la femme par laquelle le coup d’Etat serait intervenue, la première femme à se mobiliser avec d’autres pour aller demander des explications à Att parce que les jeunes soldats étaient en train de mourir au Nord, cette femme-là, Madame Keïta Djénéba Keïta, ne figure pas parmi les membres de la Commission. Ainsi, elle relève, avec amertume, que les critères, avoués et non avoués, ayant servi de soubassement à la nomination des membres de la Cdr portent en eux les germes des fléaux contre lesquels elle se bat incessamment. C’est-à-dire l’arbitraire, la discrimination, le manque d’objectivité, l’ingérence en somme. Selon elle, la Cdr n’est en aucun cas un instrument de dialogue, encore moins de réconciliation si son association n’y est pas représentée.
Pour elle, l’équité veut que l’on permette à certaines personnalités de siéger dans cette Commission, singulièrement les acteurs de premier plan. Depuis 12 mois, elle assure avec les mobilisations des femmes des militaires de Kati. Et elle regrette le fait que le président intérimaire, Dioncounda Traoré, ne sache pas que la majeure partie des membres de la Cdr ne peuvent pas représenter un quartier, à plus forte raison tout un pays. Et qu’en plus, il faut gérer le pays, dans sa situation actuelle, avec intelligence. Enfin, Mme Kéïta pense que le meilleur dialogue et la meilleure réconciliation seraient d’abord que chacun réponde de ses actes.

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