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Edito : Dur d’être parent de militaire
Publié le lundi 13 novembre 2017  |  Le Pays
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Défendre la Nation au prix de sa vie, voilà, en bref, le parcours de la vie d’un militaire. Engagé par amour pour le pays, il affronte tous les dures réalités du terrain pour celui qui connait comment l’armée fonctionne au Mali. Manque de matériels de guerre, de ténue, condition de vie sur le terrain déplorable, salaire dérisoire… quand il est blessé, l’Etat ne le prend pas en charge à hauteur de souhait ; quand il tombe sur le champ de l’honneur, sa famille s’en remet à Dieu. Rien n’est fait de la part de l’Etat afin de consoler la famille du défunt. Quelques billets de banque plus un ou deux sac de riz, c’est tout.
La perte d’un militaire, une analyse rationnelle de l’armée malienne, démontre à suffisance que l’Etat central est le seul responsable. Il mesure la dimension du risque sur le terrain mais malgré tout engage sur le front le militaire sans rien comme s’il l’envoyait à l’abattoir. Et après son enterrement, il est jeté dans les oubliettes. C’est le constat drastique que nous vivons. Sous IBK, combien de militaires sont morts sur le terrain et continuent de tomber sous les balles des ennemis de la République ? Ils sont nombreux et même l’Etat ne peut pas donner un nombre exact. Les familles sont tout le temps indignées et n’hésitent pas à dénoncer à visage découvert les situations.



Au Mali, une armée bien formée et bien équipée face au défi de l’heure, il n’y a pas lieu d’espérer. Car les décideurs n’ont toujours pas pris conscience du mal. Ce sont des maliens, des fils, pères de famille qui tombent et laissant des familles orphelines. L’absence de l’Etat révolte et les parents des défunts doivent dire halte ! Plus question de se débrouiller avec une armée qui est dans un Etat normal le socle de tout et laisser au même moment des dirigeants faire la java. Ils pillent l’Etat, l’armée comme ce fut le cas de l’opérationnalisation de la loi de programmation militaire.

Telles que les choses avancent, demain, le Mali n’aura pas une armée car tout le monde refusera de voir son parent engagé dans une aventure dont la finalité est sa mort gratuite sous la responsabilité passive, la négligence de nos dirigeants.

Qu’il est dur d’un parent de militaire au Mali !

Boubacar Yalkoué

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