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Yelema et la Présidentielle de 2018: les décisions de Mopti entérinées
Publié le mardi 12 decembre 2017  |  Info Matin
Présidentielle
© Partis Politiques par DR
Présidentielle 2013: Moussa Mara, président du parti YELEMA
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Devenu une tradition à l’issue de chaque grand rendez-vous en son sein, le Parti YELEMA, le Changement, a organisé, samedi dernier, à son siège, sis à Lafiabougou, une conférence de presse, focalisée sur les travaux et les recommandations de son deuxième Congrès tenu à Mopti, les 18 et19 novembre dernier et la situation d’ensemble du pays.

Animée par le secrétaire politique du parti, Amadou AYA, la conférence s’est déroulée en présence d’autres responsables du CEC, notamment Moussa DOUMBIA, secrétaire politique adjoint ; Abou SANOGO, secrétaire administratif ; Samba SIDIBE, secrétaire général adjoint ; Diatrou SAMAKE, secrétaire à la communication ; Mme Korotoumou BALLO, présidente du mouvement des femmes du parti.
La conférence a démarré par l’observation d’une minute de silence en hommage à notre regretté confrère Gnimadi Destin du Journal Le Prétoire et l’honorable feu Sidi FOMBA, 1er député du parti élu à Barouéli, qui ont marqué l’histoire de YELEMA.
Tout en se félicitant du climat convivial dans lequel s’est tenu le 2e Congrès ordinaire du parti dans la Venise malienne, le secrétaire politique est revenu sur les principales résolutions qui ont sanctionné la rencontre, notamment la reconduction de Moussa MARA à la tête d’un nouveau Comité exécutif central de (CEC) de 83 membres pour un dernier mandat de 3 ans ; la création des mouvements des femmes et des jeunes au sein du parti ; la mise en place d’un vaste mouvement pour la présidentielle de 2018 ; le retrait pur et simple du parti des activités de la Convention de la majorité présidentielle (CMP) et de l’Alliance pour le Mali (APM) et sa neutralité par rapport aux autres pôles politiques (opposition, centre et majorité).
Toujours par rapport aux résolutions du Congrès, le conférencier a rappelé l’invite du parti à toutes les forces vives de la nation à s’organiser autour d’une candidature de consensus dans le cadre d’un vaste rassemblement en vue de l’alternance en 2018.
Pour ce faire, a révélé le secrétaire politique, dans les jours à venir, le parti organisera une retraite politique pour dégager ses grandes orientations pour les décliner en plan d’action.
« Au sortir de cette retraite politique, nous allons être à mesure de dire voilà le cadre dans lequel nous allons présenter cette nouvelle offre politique pour l’alternance en 2018 », a-t-il précisé.
Certes, M. AYA dit assumer la part de responsabilité du parti YELEMA dans la gestion du Président IBK, mais il exclut tous les acteurs politiques qui ont participé à la gestion de notre pays depuis Mars 1991, dans la réalisation de l’alternance en 2018 avec son parti.
À son avis, ce sont ces mêmes responsables politiques sous différents partis qui ont conduit le Mali dans cette crise économique et sécuritaire. Selon lui, il est temps maintenant que le Mali ait une voie, celle de la vraie alternance en 2018, à travers un rajeunissement de la classe politique.
« Dans cette vision, YELEMA, le Changement, prend l’engagement de s’aligner derrière tout candidat issu d’un consensus », a fait savoir le secrétaire politique, Amadou AYA.
En tout cas, le secrétaire politique du parti a déclaré : « Nous ne sommes pas avec ceux qui sont dans tout sauf IBK ». Et d’ajouter : « Nous ne sommes ni pour IBK ni pour Soumaila CISSE, ni pour Modibo SIDIBE, ni pour Tièbilé DRAME ».
En ce qui concerne l’organisation des élections générales de 2018 (présidentielle et législatives), le secrétaire politique du parti a été très clair : « Pas question d’un report des élections présidentielles et législatives de 2018. Nous n’accepterons pas un gouvernement de transition en 2018 ».
Au passage, le conférencier a fustigé le report des élections de décembre 2017 que rien ne justifie, car le gouvernement avait conscience de la situation du Mali avant de fixer la date de ces élections. Mieux, selon M. AYA, à part le secrétaire permanent du parti UDD, tous les autres acteurs politiques du Cadre de concertation avec le ministre de l’Administration avaient demandé le maintien de ce scrutin au regard de l’état très avancé des candidats dans les préparations desdites échéances (confection des casiers judiciaires, commande des supports de campagne, etc.). Le conférencier dit attendre le Cadre de concertation pour évoquer le problème des dommages financiers et politiques subis par certains candidats.

Par Sékou CAMARA

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