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«Toute violence dans l’espace scolaire ou universitaire n’est pas le fait de l’AEEM» dixit Abdoul Salam Togola, son secrétaire général
Publié le vendredi 22 decembre 2017  |  Infosept
Enseignement
© aBamako.com par A S
Enseignement supérieur : marche organisée par L’AEEM
Bamako, le 15 juillet 2013. L’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) a organisé une marche pacifique de la FAST à la Primature pour remettre au chef du Gouvernement une pétition dans laquelle elle demande la reprise immédiate des cours par les grévistes du Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP).
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Le mardi 19 décembre 2017, deux groupes d’étudiants se sont affrontés sur la colline dite du « Savoir» avec un bilan d’un mort, deux blessés, des arrestations et plusieurs armes saisies. Pour donner sa version des faits et nier tout lien avec ce drame, le secrétaire général du bureau de la coordination de l’AEEM, M. Abdoul Salam Togola a animé le mercredi 20 décembre une conférence de presse. Pour lui, tout serait parti d’un «conflit de compétences» entre deux groupes d’étudiants de la FAST, cela à la veille de l’élection du bureau AEEM de ladite faculté. Tout en déplorant ce drame, M. Togola nie tout lien avec l’AEEM.

Pour lui, l’AEEM n’est pas responsable de toutes les violences dans les espaces scolaires et universitaires, car, dit-il, «dès notre élection, nous avons décidé d’y bannir la violence». A la question des journalistes, il répondra qu’il «n’y a aucune motivation financière derrière ses violences à l’Université». Selon lui, l’AEEM n’a aucune ressource financière, surtout depuis que la gestion des chambres dans les campus a été confiée au CENOU. Il a promis de jouer la partition qui est la sienne pour réduire ses phénomènes de violences dans l’espace scolaire.

Ce qui sous-entend des changements de comportements, surtout pour les militants de l’AEEM, la prise de certaines mesures et des campagnes de sensibilisation pour y pallier. M. Togola indiquera que l’espace scolaire est vaste et que son organisation est limitée. D’où son appel aux uns et aux autres de jouer pleinement le rôle qui leur revient. «L’AEEM se désengage totalement des comportements belliqueux. Nous avons demandé à tous les étudiants de s’écarter des armes à feu ou autres. Et tout étudiant qui refusera cela, ne bénéficiera du soutien de l’AEEM et ne sera pas considéré comme militant de l’AEEM» fait-il savoir.

Le premier responsable de l’AEEM n’a pas manqué de demander le soutien et l’accompagnement des autorités policières, de la justice et autres. Pour lui, depuis que l’AEEM se bat pour éradiquer la violence dans les universités aucune autorité n’a réagi. «Nous avons animé des conférences sur la nécessité d’une école sans violence. Nous avons aussi annoncé des mesures à prendre pour sécuriser les campus mais nous attendons toujours le soutien des autorités» souligne-t-il, avant d’indiquer que «l’AEEM n’a pas une police, elle n’a pas de juge.

C’est à l’Etat de s’assumer en prenant des mesures idoines». Comme quoi, l’AEEM s’engage auprès des autorités compétentes pour faire la lumière sur tous les actes de violences qui se passent dans les espaces scolaires et universitaires, y compris celle du mardi 19 décembre 2017 qui a couté la vie à l’étudiant Almamy Camara. Alors, engageons-nous tous au côté de l’AEEM pour bannir la violence dans les milieux scolaires et universitaires.
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