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Edito : La femme et ses trois prétendants
Publié le mercredi 17 janvier 2018  |  Le Pays
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Une femme enviée par trois hommes qui se battent à mort. C’est le constat malheureux qui se manifeste au Mali. La patrie, depuis un certain temps, se trouve au cœur d’une guerre imposée.

Ex-rebelles regroupés au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) ; djihadistes et terroristes regroupés autour de Ançardine de Iyad sont plus actifs aujourd’hui. Ils sont dans la dynamique de la « diplomatie offensive ». Les membres de la CMA après la polémique controversée de leur visite au Conseil de Sécurité de l’ONU, Trump s’apprête à les recevoir à la Maison Blanche. Leur présence sur le sol américain attrait à la crise malienne. En effet, les rebelles semblent toujours animés par le dessein d’indépendance de l’AZAWAD. Dans les faits, cela est visible par des communiqués et autres activités à travers lesquels ils n’évoquent que le mot AZAWAD et ‘’la population de l’AZAWAD’’.



Les Djiahadistes et terroristes qui voulaient la Charia au Mali avant d’être matés par la France menacent toujours d’écumer le sahel tout en faisant échouer la nouvelle opération du G5 sahel en mission d’endiguer ou éradiquer le fléau terroriste dans cette grande zone désertique. Ils n’ont pas manqué de faire une communication sur le sujet au moment où les émissaires des pays membres du G5 sahel, des pays contributeurs et le chef de file, la France, sont en réflexion afin de rendre plus efficace la lourde mission.

Quant aux autorités maliennes, légalement propriétaires du Mali, leur attitude dans la résolution de la crise n’est pas appréciée à hauteur de souhait. Elle est indexée de toute part. Et la France, et les groupes armés et les citoyens maliens… tous accusent leur comportement mou dans l’avancement du processus de mise en application de l’accorde d’Alger.

Des diplomates expriment parfois leur indignation. « Il est difficile de mettre fin à la crise malienne car les gouvernants semblent ne pas mesurer la nature et le degré du danger. Au moment où les autres emploient tous leurs efforts pour la stabilité du Mali, les autorités maliennes s’intéressent à des choses moins utiles. Et voilà, tout est devenu compliqué. Nous, on ne peut pas agir comme il le faut à la place d’un Etat souverain. La responsabilité incombe aux politiques et administrateurs auxquels le peuple a placé sa confiance».

Le G5 sahel qui a suscité autant de polémiques ces deux jours doit réussir obligatoirement car l’avenir de toute une partie de l’Afrique en dépend en un premier temps, mais aussi les grandes puissances ne seront pas honorées lorsque le monde entier apprendra que les forces du mal ont pu instaurer leur diktat sur une partie de la planète terre.

Le combat dans le sahel est un défi qu’il faudrait relever à tout prix. La zone est enviée aujourd’hui par les groupes armés, pour des raisons obscures, qui sévissent le désordre un peu partout à travers le monde. Il faut mettre en déroute ceux qui sont présents et empêcher d’autres d’y pénétrer.

Boubacar Yalkoué

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