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Mali : Sadio Lamine Sow fait le grand écart
Publié le mardi 5 juin 2012   |  Jeune Afrique




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Longtemps proche conseiller du président burkinabè Blaise Compaoré, Sadio Lamine Sow a créé la surprise en acceptant, fin avril, le portefeuille de la diplomatie malienne.

Sadio Lamine Sow est, aux dires d'un de ses proches, « un homme courtois » mais « extrêmement discret ». Confirmation à Ouagadougou, où il a posé ses valises il y a trente ans, et où l'on ne sait pas grand-chose de lui, si ce n'est qu'il est marié à une femme du pays, qu'il a trois enfants, qu'il ne s'est jamais mêlé de politique intérieure et qu'il ne court pas les mondanités. Pourquoi alors avoir troqué, fin avril, la confortable obscurité que lui conférait le titre de conseiller spécial du président burkinabè pour celui, brûlant, de ministre d'État en charge des Affaires étrangères au Mali, le rang le plus exposé d'un gouvernement suspendu aux décisions d'une junte erratique ? Quête d'un nouveau défi ? Élan patriotique ?

De fait, à Bamako comme à Ouaga, la nomination de cet ancien journaliste à Jeune Afrique au début des années 1980 a fait jaser. « Le Mali sous tutelle : un conseiller personnel de Blaise Compaoré ministre d'État », a titré un journal bamakois. Sow, qui ne vivait plus au Mali depuis longtemps, est perçu comme « un pion » que Compaoré aurait placé auprès de son ami Cheick Modibo Diarra, le Premier ministre, pour diriger en sous-main la transition. C'est tout le contraire, affirme-t-on à Ouaga. « Blaise ne s'y attendait pas. C'est Diarra qui l'a appelé pour lui dire qu'il avait besoin de Sadio. Les deux hommes sont amis depuis très longtemps », assure un conseiller du président burkinabè. Si ça le dérange ? « Non, mais dire que Blaise l'a imposé est faux. »

Proche aussi de Denis Sassou Nguesso

Il faut reconnaître que les mauvaises langues ont de quoi argumenter. Voilà des années que ce Peul né à Kayes (sud-ouest du Mali) il y a soixante ans fait figure d'intouchable auprès de Compaoré. Selon un ministre, « c'est son plus proche collaborateur ». C'est un ami aussi - « un des rares qui peuvent lui dire les choses sans prendre de gants » - à qui le président aurait confié la gestion de ses affaires personnelles et qui a fait le
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