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Mali: l’ONU appelle à une mise en oeuvre "intégrale" de l’accord de paix
Publié le vendredi 26 janvier 2018  |  APA
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Dans sa déclaration sur la situation au Mali, publiée au lendemain d’un briefing sur l’état d’avancement de l’accord de paix, issu du processus d'Alger, le Conseil de sécurité a souligné qu’il n’y aurait pas de paix et de sécurité durables dans la région du Sahel si l’accord n’est pas appliqué de façon intégrale, efficace et inclusive".

L’organe onusien a exprimé d’une même voix son "impatience face aux retards qui continuent d’entraver la mise en oeuvre intégrale des principales dispositions de l’accord", relevant l’urgence pour "la population du Nord du Mali et d’autres parties du pays de bénéficier de dividendes de la paix tangibles et visibles".

Lire aussi: Mali: la mise en oeuvre de l'accord de paix, seule voie pour une stabilité durable

Le Conseil de sécurité a invité "tous les membres du Comité de suivi de l’accord et autres partenaires internationaux à renouveler leur appui en faveur de sa mise en oeuvre".

Il faut "empêcher que les acquis de l’accord ne soient remis en cause", a-t-il affirmé, relevant l’urgence de le mettre en oeuvre "de façon intégrale, efficace et inclusive".

A ce titre, les membres du Conseil de sécurité ont rappelé que "tout acte faisant obstacle à la mise en oeuvre de l’accord, y compris en provoquant des retards persistants, ou menaçant cette mise en oeuvre, donnait maintenant lieu à désignation aux fins de sanctions, en application de la résolution 2374 (2017)".

Le Conseil de sécurité a fait part à ce propos de "son intention de suivre la situation de près et de répondre par des mesures appropriées si les parties n’honoraient pas les engagements pris dans le calendrier" retenu.

Cependant, il s’est félicité de l’engagement du gouvernement malien et des groupes armés des coalitions Plateforme et Coordination de s’acquitter d’ici fin mars, des obligations que leur impose l’accord et qu’ils n’ont pas encore honorées, en adoptant un calendrier révisé établi d’un commun accord à la dernière réunion du Comité de suivi de l’accord tenue à Bamako les 15 et 16 janvier.

Le Conseil de sécurité a insisté sur l’importance de faire des progrès sur le fond avant la tenue des élections prévues en 2018. Il a aussi relevé l’urgence de "faire avancer la décentralisation, y compris en tenant des consultations où les parties examineraient la législation existante, et en adoptant une législation sur la création d’une police territoriale régionale".

Il est aussi question d’assurer le fonctionnement des administrations provisoires dans le Nord du Mali et de faire avancer les processus de cantonnement et de désarmement, de démobilisation et de réintégration, y compris en établissant des critères d’admission et des quotas de réintégration appropriés, a-t-il insisté.


L’objectif étant de "faire avancer la réforme du secteur de la sécurité afin de parvenir au redéploiement progressif des forces armées et des forces de sécurité reconstituées au Mali, mettre en place le Mécanisme opérationnel de coordination à Kidal et à Tombouctou".

Dans sa déclaration, le Conseil de sécurité a réaffirmé son "plein appui" à l’Algérie, chef de file de la médiation internationale, et au chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), Mahamat Salah Annadif, pour leurs efforts déployées dans le processus de paix au Mali.

Mardi, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, s’est dit "profondément préoccupé" par la situation au Mali, malgré "les progrès encourageants" accomplis pour la cessation des hostilités et la reprise du dialogue inter-malien.

Guterres a estimé que "la tenue d’élections transparentes, justes et pacifiques est indispensable à la mise en oeuvre de l’accord", relevant que l’achèvement des élections présidentielle et législatives en 2018 ouvrira la voie au retour de l’autorité de l’Etat et à la consolidation du processus de décentralisation en cours.

Le secrétaire général a fait savoir que la Minusma a commencé à établir son plan de transition en vue de faciliter la restructuration échelonnée de la présence de l’ONU au Mali.

Ce plan sera affiné en attendant l’achèvement de l’examen stratégique de la Minusma en mars 2018, qui donnera des indications complémentaires sur l’orientation future de la Mission onusienne, avant le renouvellement de son mandat en juin 2018.

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