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Problématique de la libération du général Sanogo : deux poids, deux mesures
Publié le lundi 29 janvier 2018  |  L’Inter de Bamako
Procès
© Autre presse
Procès de Amadou Haya Sanogo et ses co-accusés à Sikasso
Bamako, le 30 novembre 2016 Ouverture du Procès de Amadou Haya Sanogo et ses co-accusés à Sikasso
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Il convient de rappeler que le général Amadou Haya Sanogo et ses seize co-accusés dans l’affaire dite des bérets rouges ont été incarcérés par le régime IBK. C’était mercredi le 27 novembre 2013. Un procès avorté ou reporté s’est ouvert à Sikasso, le 30 novembre 2016. Sur le banc des présumés coupables, Sanogo et compagnons.

Pourquoi le procès a-t-il été reporté ? Il faut être dans le secret des dieux pour comprendre les vrais mobiles de ce report. Tout ce qu’on sait c’est que les témoins cités ne pouvaient pas se présenter à la barre à Sikasso au risque de provoquer un séisme au sommet de l’Etat malien. Aussi, nul doute que Sanogo et compagnons ont gagné en popularité dans la capitale du Kénédougou et d’ailleurs sur l’ensemble du territoire national.

Depuis le report dudit procès, c’est bien silence radio sur ladite affaire qui prévaut. Ce n’est que vendredi le 26 janvier 2018 que deux des présumés coupables ont recouvré leur liberté. Ce sont les généraux Yamoussa Camara (pour raison de santé) et Dahirou Dembélé (entièrement libre de ses mouvements parce que sous contrôle judiciaire depuis maintenant trois ans).

Les quinze (15) autres doivent encore prendre leur mal en patience dans les geôles du régime IBK faute de délai de libération. On pourrait simplement se poser la gestion de savoir pourquoi les maintenir en prison quand bien même ils ont largement dépassé les délais normaux d’incarcération sans jugement.

Si nous ne sommes pas dans le secret des juges en charge de l’affaire, il apparaît clairement pour tous analystes avertis qu’on delà du délai excessif d’emprisonnement, ce sont des chefs de famille qu’on détient abusivement loin de leur foyer. Aussi, les soldats incarcérés sans savoir réellement pourquoi, doivent rejoindre les rangs de nos Forces de défense et de sécurité (FDS) pour servir le Mali et son pays qui ont besoin, en ces temps difficiles, de ses filles et de ses fils pour relever le défi historique.

Ces soldats pour le moins patriotes ont donné leur vie pour sauver le peuple malien du joug du régime conteur du général Amadou Toumani Touré.

Pourquoi la justice refuse-t-elle de libérer les autres présumés coupables de l’assassinat de bérets rouges ? Le régime IBK a-t-il peur de libérer le général Sanogo ?

Le régime se trouve-t-il désormais entre le marteau et l’enclume parce que face à deux (02) situations-dilemmes: l’inconnu de l’après libération de Amadou Haya Sanogo et compagnons, l’inconnu de leur maintien abusif en prison sans jugement ? Tout compte fait, il urge de les mettre enfin en liberté car jusqu’à présent du contraire ils sont blancs comme neige.

Fodé KEITA

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