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Menace de sanction de l’ONU contre le Mali : les députés au secours du Gouvernement sans broncher contre l’ONU
Publié le mardi 6 fevrier 2018  |  Le Témoin
Déclaration
© aBamako.com par A S
Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Abdoulaye Idrissa MAIGA
Bamako, le 12 mai 2017 Le Premier Ministre Abdoulaye Idrissa MAIGA était devant les députés à l’Assemblée Nationale pour la présentation de la Politique Générale du Gouvernement.
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La résolution des Nations-Unies sur la mise en œuvre de l’Accord pour paix et la réconciliation au Mali a produit un retentissement très sérieux à l’hémicycle. Visiblement choqué jusqu’à l’indignation par la récente déclaration du Secrétariat général de l’ONU, les parlementaires maliens ont réagi, jeudi, par une plénière d’information à huis-clos où l’équipe gouvernementale était représentée entre autres par les ministres en charge de la Défense et des Affaires Étrangères.





En compagnie d’autres collègues, les deux caciques du gouvernement, à en croire nos confidences, ont partagé avec les députés les tenants et aboutissants de l’application de l’accord ainsi que la teneur de la déclaration de l’ONU qui met en demeure les parties signataires de trouver la solution aux équations de l'Accord dans les délais, sous peine de s’exposer à des sanctions. Faut-il préciser, par ailleurs, que la menace brandie par la communauté internationale ne distingue nullement les groupes signataires de l’accord et l’Etat malien alors que les sanctions peuvent aller jusqu’à l’interdiction de voyager. Inadmissible sans doute pour la majorité parlementaire, qui a choisi néanmoins de voler intelligemment au secours d’un gouvernement banalisé sur les tribunes internationales. Leur séance à huis-clos avec l’exécutif a été ainsi sanctionnée par une résolution où les députés affichent leur soutien au gouvernement malien sans pousser leur solidarité jusqu'à l'audace de protester contre la résolution de l'ONU.

Mais, à la différence de la communauté internationale, les représentants du peuple malien contestent implicitement la dénégation au gouvernement d'une volonté de concrétiser l'Accord et relativisent en imputant tacitement les obstacles de sa mie en œuvres à la multiplication des attaques terroristes. Les autorités gouvernementales ont donc mérité des encouragements pour les efforts déployés dans le domaine, de la part des élus qui estiment par ailleurs que le sens de la déclaration des Nations-unies a été dénaturée par une mauvaise interprétation dans les médias. Et la résolution de l'Assemblée nationale de s'insurger contre "les informations distillées sur les chaînes internationales sur la mise en œuvre de l'accord" que les
parlementaires de la majorité jugent "contraires à la réalité".

Dans la même foulée, le gouvernement est encouragé à intensifier ses efforts de lutte contre le terrorisme, tandis que les forces internationales présentes au Mali (Barkhane et Minusma) sont exhortées à "une exécution efficiente de leur mandat et à soutenir les forces Armées maliennes dans leur mission.


Adopté par une écrasante majorité de députés, le texte n'a pu arracher l'adhésion des élus de l'opposition qui ont choisi de s'abstenir au détour de réserves sur certains passages. Au nombre desquelles figurent en substance les allusions aux mauvaises interprétations de la déclaration de l'ONU, à la reconnaissance des efforts du gouvernement ou encore au chronogramme de mise en œuvre de l'Accord dont l'opposition dit ne pas avoir connaissance.


A Keïta

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