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Mali : la présidentielle en juillet ou le chaos !
Publié le mardi 13 fevrier 2018  |  liberte-algerie.com
19ème
© aBamako.com par A S
19ème congrès international et exposition de l`Association Africaine de l`Eau
Le 19ème congrès international et exposition de l`Association Africaine de l`Eau a eu lieu le 12 Février 2018 à l`hôtel de l`Amitié.
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La tenue de la présidentielle en juillet, qui sera suivie par des élections locales, permettront la véritable amorce de la mise en œuvre de l’Accord de paix issu du processus d’Alger.

Pour sa première sortie sur le terrain, dans la très instable région de Mopti (Centre), le Premier ministre malien Soumeylou Boubèye Maiga a tranché la question de l’élection présidentielle. Elle aura lieu à la date prévue, le 29 juillet prochain, pour le premier tour. Sa déclaration met fin aux spéculations sur son éventuel report comme souhaité, par ailleurs, par une partie de l’opposition. Mais le nouveau Premier ministre, proche et homme de confiance du président Ibrahim Boubacar Keita, qui a consommé déjà trois gouvernements depuis 2013, année de son élection, sort un argument imparable. “Si la présidentielle n’était pas tenue à date, personne n’aurait la base juridique pour diriger le Mali”, avait-il déclaré à Mopti. Une bonne nouvelle pour les premières candidatures déclarées, mais aussi un moment pour le président IBK de prendre option, lui qui n’a à aucun moment évoqué sa candidature pour un second mandat, même au moment où il avait annoncé le report des élections générales. Ce scrutin sera suivi des élections générales (locales) qui semble, a priori, poser problème pour certains qui posent le préalable du rétablissement de la sécurité dans les régions du nord en proie aux attaques terroristes, avant de les organiser. Sauf qu’elles constituent elles-mêmes un préalable, dans le sens où elles vont permettre l’installation de l’administration locale dans ces zones de non-État depuis 2012. D’autant plus qu’elles vont permettre la véritable amorce de la mise en œuvre de l’Accord d’Alger, signé à Alger et Bamako en 2015, entre les groupes politico-militaires du nord et le gouvernement. Une situation de blocage que vient de dénoncer le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, dans un entretien au magazine Paris Match, en mettant dos à dos les deux signataires de l’accord qui, selon lui, ne se font pas confiance. L’autre préalable est la lutte contre le terrorisme dont le Premier ministre fait une priorité de son action. Il en a d’ailleurs pris l’engagement à son investiture et l’a rappelé dimanche à Mopti. Il a ainsi promis de les chasser un par un. “Nous serons intraitables avec ceux qui nous combattent”, avait-il déclaré. Cela passe par le renforcement de la présence militaire partout. “Nous avons décidé de déployer un effectif important des forces de défense et de sécurité pour faire en sorte qu’il n’y ait pas un mètre carré qui échappe au contrôle de l’État”, a-t-il précisé. Il laisse toutefois la porte ouverte pour les terroristes qui veulent se rendre. Il les invite d’ailleurs à “renoncer à leur projet pendant qu’il est temps”. “Nous tenterons de récupérer tous ceux qui sont récupérables. Donc, c’est le moment pour chacun de choisir son camp”, a-t-il souligné. Le message est adressé exclusivement aux terroristes maliens. Ce qui pourrait confirmer la prise de contact entre Bamako et Iyad Ag Ghali par le biais du sulfureux imam Dicko, comme rapporté récemment par les médias. Les prochains jours pourraient confirmer ces pourparlers. Une perspective qui va mettre fin au conflit, même si l’entreprise d’IBK pourrait rencontrer des résistances. Et faciliter parallèlement le combat contre Aqmi et l’EI qui a revendiqué les derniers attentats avec l’apport de la force du G5 Sahel. Cependant, le président IBK ne dispose plus de temps pour relever ce défi. D’où la nécessité pour lui de se représenter et de gagner la présidentielle de juillet prochain. Un autre grand défi à relever.

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