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Mali : le président IBK défend son bilan sécuritaire
Publié le jeudi 1 mars 2018  |  liberte-algerie.com
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© aBamako.com
Lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita
Bamako, le 11 juin 2015, le CICB a abrité la cérémonie de lancement des festivités du centenaire du Président Modibo Keita, c`était sous la Haute présidence de SEM, Ibrahim Boubacar KEITA
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Le président malien Ibrahim Boubacar Keita continue de maintenir le suspense autour de sa candidature pour un second mandat. En réalité, il ne veut pas annoncer tout de suite sa décision préférant temporiser, mais suggère, dans un entretien au site Malijet, que cela n’est pas exclu. “Mon sort n’est pas entre ses mains”, a-t-il répondu à une question s’il lui a été déconseillé par le président français de briguer un autre mandat. “Je n’ai rien à demander à un chef d’État étranger. Je crois que le président Macron est conscient des enjeux et, d’ailleurs, il ne connaît pas ma décision”, avait-il ajouté. “Si je décide de me présenter à nouveau, j’en réserverai la primeur aux Maliens. Et je ferai en sorte que tous les candidats puissent mener campagne dans les meilleures conditions”, a-t-il précisé. Cependant, même s’il n’évoque pas la situation économique, il défend le rétablissement progressif de la sécurité. Un élément à mettre à son actif puisqu’il évoque une situation catastrophique qu’il a trouvée à son arrivée au pouvoir. “Au moment de mon élection, le pays n’était pas tout à fait dans une situation normale”, a-t-il indiqué. À son bilan aussi, l’accord de paix et de la réconciliation nationale signé après un dialogue à Alger, à sa demande, a-t-il insisté. Il accuse, cependant, les groupes rebelles d’être derrière le retard qu’accuse sa mise en œuvre. “Le gouvernement malien a fait sa part du travail”, dit-il en précisant qu’il attend la liste des combattants pour les intégrer dans le programme, désarmement, démobilisation et réintégration. Dans le même sillage, il a exclu qu’il y ait plus de groupes armés, estimant qu’il s’agit d’une “une excroissance de ce qui se passe dans le Grand Nord”. Mieux, pour aller dans le sens de la revendication de la majorité des Maliens, IBK a exclu la possibilité d’engager des négociations avec les groupes terroristes. “Ma réponse est un non ferme”, a-t-il répondu en précisant que l’initiative d’envoyer l’imam Dicko prendre attache avec Ag Ghali, chef d’Ansar Edine, est tombée à l’eau et qu’il l’assume en tant que président même s’il la désapprouvait. Il laisse toutefois la porte ouverte devant les terroristes qui veulent se rendre aux autorités. A-t-il également évoqué le volet institutionnel et son intention d’amender la constitution, non pas pour déverrouiller la limitation de mandats, mais dans la continuité de la mise en œuvre de l’accord avec la création notamment du Sénat avec un tiers des membres désigné par le président. Il s’est enfin désolé que le monde ne soutienne pas le Mali qui continue de souffrir des affres du terrorisme alors que des sommes faramineuses sont dépensées dans des bombardements en Irak et en Syrie, tout en saluant les efforts de la France, de l’Allemagne et de l’UE pour soutenir la force G5 Sahel.
En définitive, IBK se dédouane de toute accusation ou critique et présente un bilan “acceptable” sous-entendant une volonté de poursuivre sa démarche pour le parachèvement de l’accord d’Alger et l’amorce du développement économique. D’où son coup de gueule d’une part et l’ambitieux programme de son nouveau premier ministre Boubeye Maiga qui peut redonner espoir notamment dans son aspect sécuritaire. Son intention est là, malgré la création à Paris d’une coordination pour l’alternance qui demande sa retraite politique.


Djilali B.
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