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Enseignement supérieur : La Banque mondiale finance des projets de recherche
Publié le mercredi 7 mars 2018  |  L’Essor
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L’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako (USJPB) accueille depuis lundi, la réunion de la Commission scientifique de sélection des projets financés par la Banque mondiale (BM), dans le cadre du Projet d’appui au développement de l’enseignement supérieur (PADES).
Organisée par le PADES en collaboration avec l’USJPB, la réunion qui s’achève vendredi a pour objectif d’aider les jeunes chercheurs de notre pays à peaufiner leurs projets de recherche en vue de leur financement par la BM. Au niveau de l’USJPB, le projet va faciliter dans la mobilité des enseignants et des doctorants. Les enseignants et chercheurs impliqués dans le projet seront formés dans l’enseignement, la recherche, l’encadrement de doctorants, l’animation de séminaires doctoraux et d’écriture scientifique.

Ils participeront aussi aux jurys de thèses et toutes autres activités jugées pertinentes pour l’atteinte des objectifs du projet. Une dizaine de doctorants maliens inscrits en thèse au Mali et ailleurs participeront aussi au projet ainsi que des jeunes docteurs, déjà recrutés, à l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako.

Le projet qui dure 5 ans intégrera fortement le genre dans tous ses aspects (recherche et formation). Il entend contribuer au développement des ressources humaines dans le domaine de l’enseignement et de la recherche en hématologie au niveau de l’Université des sciences, des techniques et des technologies de Bamako (USTTB). Il sera conduit en lien avec le développement des programmes de renforcement des capacités de recherche du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose (CRLD), en vue de son érection en centre d’excellence dans le domaine de la recherche sur la drépanocytose en Afrique subsaharienne.
Le projet débutera par une phase de formation en master et thèses de sciences avec la mise en place d’une plateforme technologique. Cette plateforme sera suivie d’une phase de renforcement des capacités de recherche, d’équipement et d’animation. Le projet devra, à terme, former trois jeunes médecins ou pharmaciens en Master dont deux en hématologie, un en méthodologie de la recherche. Il est aussi prévu la formation de trois autres médecins ou pharmaciens en thèse de sciences dont un en hématologie, un en méthodologie de la recherche et un autre en biochimie-cellules-cibles cellulaires.
Enfin, trois assistants en recherche clinique (ARC) et autant de techniciens en recherche (TEC) doivent être aussi formés.

Le développement de la plateforme technologique permettra de recruter une cohorte de 550 patients drépanocytaires dépistés à la naissance et d’explorer la place des facteurs pronostics génétiques, cellulaires et immunologiques ou plasmatiques dans le grand polymorphisme clinique de la drépanocytose en Afrique. Tous ces projets présentés au cours de la réunion seront financés par la BM. Les doyens des différentes facultés, enseignants, chercheurs et experts participent à la rencontre.

Des sommités africaines de l’enseignement supérieur ont aussi effectué le déplacement, notamment notre compatriote Eloi Diarra (professeur à l’Université de Rouen-France), le gabonais M’Ve Ondo Bonaventure (professeur et ancien recteur de l’Agence universitaire de la francophonie) et Adama Ouédraogo (spécialiste principal en éducation à la Banque mondiale). Ceux-ci ont partagé leur expérience en matière de montage de thèses de doctorat et de financement de projets.

Le directeur général de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Salim Cissé, dira que dans le cadre de la réforme du sous-secteur de l’enseignement supérieur, le gouvernement bénéficie de l’accompagnement de la BM à travers le PADES.
Il a expliqué que l’objectif du PADES est de renforcer la capacité des institutions d’enseignement supérieur (IES), de notre pays, à produire des diplômés de qualité et cela avec des compétences répondant au marché du travail et l’amélioration du cadre de gouvernance de l’enseignement supérieur. Le Projet appuie aussi les réformes institutionnelles en cours visant à conférer plus d’autonomie aux IES. C’est dans cette perspective que le PADES a lancé une nouvelle initiative en faveur des institutions publiques d’enseignement supérieur.
Sidi Y. WAGUé

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