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Accoucher dans de meilleures conditions est le rêve de tant de femmes au Mali
Publié le jeudi 8 mars 2018  |  MSF
Amadou,
© Autre presse par DR
Amadou, cultivateur, originaire de Douentza
Amadou, cultivateur, originaire de Douentza au Mali, accompagne sa femme Awa au centre de santé de référence de Douentza
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Awa a connu une hémorragie énorme lors de son accouchement prématuré, à domicile, pendant lequel elle n’a bénéficié d’aucune assistance médicale. Pour l’aider à stopper sa perte sanguine, ses parents ont usé en vain des médicaments traditionnels. Pendant tout ce temps, Awa souffrait, ne mangeait plus, s’affaiblissait et pour finir est devenue sévèrement anémique. C’est après vingt jours dans cette situation qu’elle est arrivée urgemment au centre de santé de référence de Douentza à bord d’un tricycle. Sa prise en charge est assurée gratuitement par MSF.

Amadou, cultivateur, originaire de Douentza au Mali, accompagne sa femme Awa au centre de santé de référence de Douentza. Sa femme souffre d’anémie sévère suite à l’hémorragie provoquée pendant à son accouchement prématuré à domicile.

Amadou nous relate les faits : « Nous sommes de Douma, un village très loin de la ville de Douentza où il n’existe même pas de centre de santé. C’est la raison pour laquelle j’ai amené ma femme Awa ici, pour la faire soigner. Elle était enceinte pour la première fois. Comme on est loin de l’hôpital, elle ne suivait pas ses consultations prénatales. Mais on croyait avoir bien calculé le mois de sa grossesse qui n’était encore arrivé à termes. Un jour, subitement, elle ressentait des douleurs au niveau du ventre.

C’est à ce moment qu’on s’est rendu compte qu’elle était sur le point de donner naissance à notre premier enfant. Il était déjà trop tard pour l’amener à l’hôpital. Et en plus, aucun centre de santé n’est proche de nous. C’était trop dur pour ma femme et moi de voir ce qui se passait : elle a perdu trop de sang et son bébé était sans vie. En tant que père c’était très dur pour moi.
La tragédie s’est déroulée il y a vingt jours de cela.

Pour faire arrêter le sang, on a utilisé beaucoup de médicaments traditionnels qui ont pris du temps avant de stopper l’hémorragie. Pour nous c’était déjà une partie remise, mais Awa n’était toujours en forme, elle n’avait plus d’appétit, était moins dynamique. C’est à ce moment qu’elle a commencé avoir la peau gonflée ; son visage, ses paumes, tout est devenu déformé. C’est à ce moment qu’on s’est mis à chercher un moyen pour l’amener ici. Lorsqu’on est arrivés, elle s’est fait examiner et selon le conseil de ses médecins, elle a mangé des aliments lui permettant de récupérer un peu de la force ».
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